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    Bourse des Valeurs de Casablanca : L'indice général double entre 1990 et 1994

    Par L'Economiste | Edition N°:178 Le 04/05/1995 | Partager

    La Bourse des Valeurs de Casablanca a amorcé son développement au début de la décennie. Appréhendée sous l'angle de la capitalisation boursière et du chiffre d'affaires, cette expansion est imputable à la fois aux augmentations de capital, aux opérations de privatisation et à l'amélioration des cours des titres les plus liquides.


    La capitalisation boursière au 6 avril 1995 a atteint un peu plus de 43 milliards de DH, dépassant ainsi la capitalisation enregistrée sur l'ensemble de l'année 1994, soit près de 40 milliards, selon les statistiques de la Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC). A la même date, le chiffre d'affaires cumulé depuis janvier 1995 est ressorti à 2,8 milliards.
    La BVC n'a vu sa capitalisation décoller qu'à partir de 1991, où elle a franchi le cap des 10 milliards pour se fixer à 12,5 milliards environ. Rapportée à 1990, elle aura enregistré un accroissement de 60%. Selon Upline Securities, cet accroissement découle, d'une part, de l'appréciation des cours et dividendes des titres "les plus actifs" survenue au cours de cette période et, d'autre part, des augmentations de capital effectuées par certaines institutions, notamment les banques.

    Ainsi, de 1990 à 1991, souligne Upline, les cours des titres dits les plus actifs ont connu une hausse estimée entre 29 et 149% et les dividendes de plus de 20%. Pour les augmentations de capital par distribution d'actions gratuites, il a été émis en 1991 525 millions de titres contre 2,2 millions en 1990. Concernant les augmentations de capital réalisées en particulier par les banques, plus de 18 millions d'actions nouvelles ont été ainsi mises en circulation, soit 55% de plus qu'en 1990.
    L'expansion de la capitalisation en 1991 s'est produite en dépit de la radiation de trois sociétés, le nombre d'entreprises cotées ayant été ramené de 71 à 68.
    Entre 1991 et 1992, le rythme de croissance s'est ralenti (36,4%), la capitalisation s'étant en effet établie à près de 17 milliards. Ce ralentissement a été suivi par une nouvelle reprise de 51% à 25,6 milliards en 1993 et de 48,6% l'année suivante (38 milliards).
    Entre 1992 et 1994, la capitalisation boursière est donc passée de 17 à 38 milliards de DH, en progression de 123%. Cette importante variation s'explique en grande partie par les opérations de privatisations et les augmentations de capital de Wafabank et l'ONA notamment.

    Capitalisation: 15% du PIB en 1994


    En neuf ans, de 1986 à 1994, la Bourse aura vu sa capitalisation effectuer un bond en avant qualifié de "formidable". Ainsi, au cours de cette période, elle aura été multipliée par plus de 14.
    Alors qu'elle atteignait 2,43 milliards de DH en 1986, la capitalisation boursière s'est progressivement accrue avant de dépasser 12 milliards en 1991.
    L'année dernière, la capitalisation représentait environ 15% du PIB (Produit intérieur brut) contre 11% en 1993. Le secteur bancaire concentre à lui seul 36% de cette capitalisation, suivi des holdings (26%) et de l'agro-industrie (19%). La part relative des ciments s'élève, elle, à 8%. Au vu de cette répartition, il ressort que le secteur agricole ne recourt pas à la Bourse pour se financer.

    Pour le premier semestre 1995, la capitalisation ne devrait pas être affectée de manière significative par la radiation des sociétés CEMA, CCT, CPCM, DAMESTOY, BNPI et SOMADIR. Il est à rappeler que les quatre premières ont été radiées de la Cote officielle au cours du mois de mars, les deux autres devant l'être en mai prochain.
    Pour le chiffre d'affaires réalisé en Bourse, 1990 constitue l'année charnière. Alors qu'il se situait en dessous de 700 millions de DH à la fin de la décennie précédente, il dépasse pour la première fois la barre du milliard de DH et atteint 1,8 milliard.
    La Bourse a été marquée cette année là par une plus large distribution de dividendes suite à l'amélioration des résultats et par un accroissement des actions introduites consécutives à des augmentations de capital. En effet, grâce aux augmentations initiées notamment par l'ONA, la BCM, la BMCE et les Brasseries du Maroc, 12 millions d'actions ont été admises en bourse, portant ainsi à 39,4 millions le nombre total de titres. En outre, Upline rappelle que le cours des titres les plus liquides s'est accru entre 30 et 94%.

    Toutefois, a succédé à cette importante hausse un recul de 36 et 9% en 1991 et 1992 respectivement.
    En fait, ce n'est qu'en 1993 que le chiffre d'affaires connut une croissance exponentielle, passant de 1 à 4,9 milliards de DH. Cette tendance s'est maintenue en 1994, où le volume des transactions s'est élevé à 8,6 milliards. Tout comme pour la capitalisation, ces importantes augmentations découlent des opérations d'augmentation de capital et de privatisation.
    Sachant que la performance d'une bourse est également appréciée par l'évolution de son indice moyen général, il est à noter que celui de la place de Casablanca a plus que doublé entre 1990 (145,41) et 1994 (316,34). M. Abderrazak Laraki, directeur général de la Bourse, relève que cet indice "évolue doucement tout en restant orienté à la hausse".

    Mouna KABLY & Hakima EL MARIKY

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