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Economie

Blanchiment d’argent
Le Maroc dans la ligne de mire

Par L'Economiste | Edition N°:2123 Le 05/10/2005 | Partager

. Le pays s’est montré coopératif depuis septembre 2001. Mais ses «partenaires» le tiennent à l’œilL’ÉTAU se resserre. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme sont placés au cœur des priorités de la communauté internationale. Le secteur bancaire est dans la ligne de mire. Et pour cause, le réseau financier international tissé pour répondre aux besoins de la globalisation des échanges a favorisé le perfectionnement des techniques de blanchiment et de financements occultes.Ce n’est donc pas un hasard si les banques se sont vues imposer à l’échelle internationale une batterie de mesures en vue d’assurer une circulation fiable et rapide des capitaux tout en préservant la sécurité. Vigilance, contrôle interne, supervision sont devenus les maîtres mots. Aucune institution financière n’y échappe. Dans ce contexte, le Maroc s’est très tôt montré coopératif. Ce qui lui a valu de ne pas figurer dans la liste noire établie par le Groupe d’action financière international (GAFI). Dès 2002, Bank Al-Maghrib invite les banques à se doter d’un système efficace de contrôle interne à plusieurs niveaux, accompagné d’une stricte séparation des tâches. Ce qui est censé faciliter la mise en place du dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent sale, une fois la loi adoptée. De son côté, la banque centrale voit son rôle de superviseur renforcé grâce à ses nouveaux statuts. Mais bien du chemin reste à faire pour se mettre au diapason des standards internationaux. Le temps est compté. Et le Maroc est étroitement surveillé par ses pays partenaires. Et pour cause, les ventes de haschich dans les pays européens génèrent pas moins de 10,8 milliards d’euros (plus de 116 milliards de DH), soit presque le budget de l’Etat. Une manne qui ne demande qu’à être blanchie...Suite au tour de vis opéré par le système bancaire européen, ces capitaux ont de fortes chances de se rabattre sur le marché domestique.Tout comme l’afflux massif des transferts MRE observé ces 5 dernières années. A fin août, leurs transferts ont crû de 22% à 27 milliards de DH. Le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter tant que la loi contre le blanchiment n’est pas adoptée et... appliquée.M. K.

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