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    Economie

    Diplômés chômeurs: La fin du calvaire?

    Par L'Economiste | Edition N°:2123 Le 05/10/2005 | Partager

    . Un Marocain met au point, en Suisse, un programme inédit . 70% des participants réintègrent le marché de l’emploi. Le Programme High-tech bientôt au MarocLe chômage des universitaires n’est pas une fatalité. C’est la conviction d’Abdelkrim Samiri, un polytechnicien marocain. Ce dernier a mis sur pied, en 1996, au Parc scientifique d’Ecublens à Lausanne (Suisse), un programme innovant, au service des diplômés chômeurs. Il s’agit du Programme High-tech qui aide, avec succès, «la matière grise» à trouver un emploi ou à créer une entreprise. «Aujourd’hui, l’irruption fulgurante de nouvelles technologies met au chômage de nombreux universitaires qui pourtant ont bénéficié d’une solide formation. C’est un véritable problème de société car ces personnes se sentent dévalorisées, voire inutiles», indique Samiri. Ce programme se propose donc de mettre ou de remettre dans le circuit du marché de l’emploi des chômeurs de courte ou longue durée. «Il ne s’agit pas d’un programme de plus d’occupation des sans-emploi», précise le directeur du Programme High-tech. En Suisse, cette formule a fait ses preuves: 70% des participants ont retrouvé un emploi dont un tiers avant la fin du programme. 20% d’entre eux ont créé leur entreprise. La réussite est telle que le programme est devenu national. Il bénéficie du soutien de la ville de Lausanne, de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie et de l’Ecole polytechnique de Lausanne. Il est aussi financé par le secrétariat d’Etat à l’Economie. Aujourd’hui, à Ecublens, on reçoit des personnes du monde entier. Des ingénieurs, des hauts cadres financiers, des informaticiens, des sociologues, etc.Pourquoi le programme a-t-il réussi là où toutes les politiques ont échoué? Tout simplement parce que la formule imaginée par Abdelkrim Samiri s’est avérée efficace. Le participant reçoit une formation pointue, à la carte, selon les spécificités et les compétences de chacun. Après une période d’évaluation de deux ou trois semaines, un projet professionnel est mis en place. Il sera réalisé entre un et six mois. Les projets utopiques sont écartés d’office. High-tech aide le candidat à établir un business plan, à maîtriser les règles de communication ou à apprendre les règles fondamentales de la création d’entreprises. L’ambition aujourd’hui du Marocain est de créer un Programme High-tech au Maroc. L’idée lui trotte dans la tête depuis quelques années. Après avoir assisté aux Assises de l’Emploi les 22 et 23 septembre, il souhaite que les propositions retenues soient posées encore plus loin et surtout qu’elles soient mises en commun dans le cadre d’un concept global et cohérent. Donneur de leçons? Non, mais plutôt l’envie de se rendre utile au pays et aux milliers de diplômés chômeurs. De plus, le projet est à la portée du Maroc. «C’est un concept universel qui peut s’appliquer dans n’importe quel contexte à condition qu’il y ait un minimum d’infrastructures de nouvelles technologies», explique Samiri. Universel aussi parce qu’il s’adresse à toutes les personnes -de 20 à 70 ans- à la recherche d’un emploi. La seule condition: être diplômé en sciences sociales, économiques, humaines ou scientifiques. «Il est inconcevable aujourd’hui que des personnes qui ont de la matière grise ne puissent l’exploiter. C’est une perte pour l’économie», déplore-t-il. L’innovation du programme est le repositionnement de cette matière grise dans le contexte actuel. Le fléau du chômage des diplômés est dû notamment au fait que leur formation universitaire ne correspond plus au contexte, à la demande du marché. Pas facile pourtant de faire accepter à ces gens que leur diplôme ne sert à rien. «L’expérience que nous vivons à High-tech permet de dire que l’idée est acceptée si on donne en échange une alternative, une autre visibilité», explique Samiri. Aussi, au lieu d’attendre que des postes se libèrent -si cela arrive un jour- dans l’Administration et au lieu de baisser les bras, on propose de se battre et de trouver sa place dans le marché de l’emploi. «Ce programme offre en quelque sorte un nouveau départ». Si en Suisse, le programme est pratiquement financé par les pouvoirs publics, au Maroc on pourrait imaginer une formule où le secteur privé apporterait sa contribution. En tout cas, il est temps d’agir car ne rien faire coûte très cher à la société. Reste encore à convaincre les autorités compétentes. C’est bien ce qu’à l’intention de faire Abdelkrim Samiri.


    Mode d’emploi

    Le programme débute par une période de deux à trois semaines de «brainstorming» à la fin de laquelle un projet professionnel est élaboré et des objectifs individuels d’acquisition de compétence définis. Le participant bénéficie d’une formation qui alterne cours et pratique ainsi qu’un coaching personnalisé. Les compétences concernées ne sont pas simplement techniques mais également intellectuelles, personnelles, relationnelles et managériales. Selon le profil, la formation dure de 1 à 6 mois maximum.Fatima EL OUAFI

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