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    Economie

    Bilan plan quinquennal 2000-2004
    Résultats mi-figue, mi-raisin pour l’enseignement

    Par L'Economiste | Edition N°:1983 Le 22/03/2005 | Partager

    . Les effectifs sont en hausse mais…. Les objectifs du plan n’ont pas été atteints . Le monde rural encore mal lotiLe Haut-commissariat au plan (HCP) n’y va pas par quatre chemins. «Les performances du système d’éducation et de formation ne sont pas à la hauteur des efforts consentis». Pourtant, les ressources financières qu’il engloutit représentent 6,5% du PIB. En cinq ans, de 2000 à 2004 des avancées sont certes enregistrées mais des lacunes persistent. Le HCP souligne qu’en matière de lutte contre l’analphabétisme des efforts importants ont été déployés et ont abouti à des résultats positifs. Ainsi, les effectifs alphabétisés sont passés de 233.650 bénéficiaires en 1999-2000 à 720.000 en 2002-2003, dont 80% sont des femmes. Malgré tous ces résultats, note le rapport du HCP sur l’évaluation du plan quinquennal, beaucoup de chemin reste à faire. En effet, le document relève que le taux d’analphabétisme est encore élevé. Il avoisine les 45% d’après l’enquête sur la consommation et les dépenses des ménages de 2001 alors que les planificateurs tablaient sur 35% en 2004-2005. S’agissant de l’enseignement primaire et secondaire, le rapport note une nette amélioration du taux de scolarisation des enfants de 6 à 11 ans. Celui-ci a sensiblement progressé passant de 79% avant 2000 à 92,2% en 2003-2004. Cette avancée a été particulièrement ressentie en milieu rural où ce taux a évolué, sur la période, de 69 à 88%. En milieu urbain, les résultats sont moins spectaculaires et les 100% visés n’ont pas pu être atteints (seulement 97%). Globalement, l’objectif de généralisation de la scolarisation n’a pas été réalisé. La cause? L’existence de zones difficilement accessibles ou de couches sociales manifestant encore des résistances à la scolarisation, notamment des filles. Pour l’enseignement secondaire collégial, le taux de scolarisation est passé au niveau national de 51,4 % en 1999-2000 à 60,3% en 2003-2004. En milieu rural, ce taux est de 23,4% contre 14,7% au démarrage du plan.Au niveau de l’enseignement secondaire qualifiant, les résultats sont, en revanche, moins reluisants puisque le taux de scolarisation demeure encore peu significatif surtout en milieu rural. Celui-ci est de 32% au niveau national et 4% à peine en milieu rural.D’un point de vue institutionnel, les efforts ont porté sur la création des académies régionales d’éducation et de formation, la redéfinition des statuts de l’enseignement préscolaire et de l’enseignement scolaire privé, rappelle le HCP. De même que l’institution de l’obligation de suivre l’enseignement fondamental pour les enfants âgés de 6 à 15 ans ainsi que la publication de la loi relative à l’enseignement originel. Par ailleurs, l’enseignement de l’amazigh a été introduit dans 345 écoles-pilotes du cycle primaire au titre de l’année scolaire 2003-2004.Pour résumer la situation dans l’enseignement primaire et secondaire, le rapport indique que des insuffisances en matière de financement et de coordination limitent la rentabilité du système éducatif. La réalité dans le monde rural est beaucoup plus problématique en raison des déficiences en termes d’infrastructure de base (eau, électricité, réseau routier…) et de l’insuffisance du nombre de collèges. Dommage que le HCP ne s’arrête pas sur le phénomène de déperdition. Cela renseignerait davantage sur l’efficacité du système.Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, la période du plan a vu l’adoption de la loi organisant le secteur. Les actions inscrites dans ce cadre se résument à une réforme globale financée sur la dotation provisionnelle de 3 milliards de DH octroyée à l’ensemble du système d’éducation et de formation.La dynamique du secteur de l’enseignement supérieur reste également en deçà des prévisions du plan. Ainsi le nombre d’étudiants inscrits dans le public n’a augmenté que de 2,7% en moyenne annuelle contre 6,8% prévus initialement. Quant à l’enseignement privé, il a accueilli 5% de l’effectif global des étudiants de l’enseignement en 2003-2004, contre les 6% escomptés par le plan.Le HCP revient dans son rapport sur les dysfonctionnements de l’enseignement supérieur. Il pointe du doigt, principalement, la faible intégration de l’université dans son environnement socioéconomique. Et là c’est une autre paire de manches.


    Formation professionnelle: Taux d’insertion à booster

    Le secteur de la formation professionnelle a connu, selon le rapport du HCP, une croissance soutenue des effectifs de stagiaires et de lauréats ainsi que du nombre d’établissements de formation entre 2000 et 2004. Ainsi, le nombre de stagiaires est passé de 133.019 en 2000 à 186.417 en 2003 soit un accroissement annuel de 9%. Le nombre de lauréats a évolué, quant à lui, de 67.566 en 2000 à 78.377 en 2003. Cette progression est à mettre sur le compte du renforcement des capacités de formation grâce à l’ouverture de nouveaux établissements du secteur public et privé. Seul bémol, un taux d’insertion des lauréats encore insuffisant. Il tourne autour de 60%. Le rapport préconise, à ce niveau, l’amélioration de l’adéquation de la formation aux besoins du marché du travail. Morad EL KHEZZARI

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