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Benaïssa/Le Journal: Indignation suite aux lourdes peines

Par L'Economiste | Edition N°:970 Le 05/03/2001 | Partager

. MM. Aboubakr Jamaï et Ali Amar ont été sévèrement condamnés par le TPI de Hay Hassani-Aïn Chock: Amendes et privation de liberté!. Reporters Sans Frontières proteste. Le SNPM dénonce!“Les peines sont lourdes, très lourdes!” Indignés, les journalistes, même les moins sympathisants de MM. Aboubakr Jamaï et Ali Amar, ont été sidérés par le verdict rendu dans l'affaire qui oppose les deux journalistes à M. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères: trois mois de prison ferme pour M. Jamaï, deux mois de prison ferme pour M. Amar, condamnés chacun à une amende de 10.000 DH et conjointement à payer des dommages et intérêts à M. Benaïssa de 2 millions de DH.Tout a commencé en avril 2000, quand Le Journal, dont MM. Jamaï et Amar sont respectivement directeur de la publication et directeur général, a publié dans son édition numéro 117 un article intitulé: “Benaïssa, la vérité de ses magouilles”. Le Journal y dénonçait “les virements compromettants de Mohamed Benaïssa”. Ce dernier, du temps où il était ambassadeur du Royaume aux USA, aurait acheté la résidence où se trouve l'Ambassade du Maroc. Le Journal aurait enquêté sur cette transaction immobilière qu'il estimait “douteuse”. Une semaine après, M. Jamaï écrivait dans l'éditorial du numéro 118, que Le Journal “publiait un dossier qui mettait fortement en doute l'honnêteté du ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa”. Dans le numéro 119, un article énonçait que “Le Journal n'a fait que dénoncer le fait qu'une cause nationale soit en partie gérée par une diplomatie mafieuse”. La Nouvelle Tribune avait mené une contre-enquête dans cette affaire. L'hebdomadaire avait alors rapporté des éléments qui prouvaient l'innocence de M. Benaïssa.. Reports successifsLe 2 mai 2000, M. Benaïssa dépose une citation directe chez Monsieur le Président du Tribunal de Première Instance de Casablanca pour “diffamation, injures et refus d'insérer le droit de réponse garanti par la loi”. Parallèlement, la société immobilière américaine, montrée du doigt par Le Journal intente un procès à M. Jamaï, en France, lieu d'impression de l'hebdomadaire. Au Maroc, le 24 mai, la procédure a été suspendue par ordonnance du président de la Cour Suprême. M. Abderrahim Jamaï, avocat de Le Journal, a initié une procédure en suspicion légitime. Les magistrats du TPI de Casablanca-Anfa avaient déjà condamné M. Mostafa Alaoui, journaliste marocain, pour les mêmes “faits”. Le 19 juillet 2000, la Cour Suprême a renvoyé l'examen de l'affaire au TPI de Hay Hassani-Aïn Chock. Le dossier a été examiné pour la première fois devant cette juridiction le 16 novembre. Depuis cette date, l'affaire a été reportée pour différents motifs.Durant l'audience du 14 février, la défense de MM Jamaï et Amar a soulevé l'exception de vérité. Elle a excipé des pièces produites 5 jours avant l'expiration du délai et demandé la convocation de 16 témoins (dont la moitié sont des résidents à l'étranger): le ministre des Finances, le directeur de Bank Al-Maghrib, un conseiller de Sa Majesté le Roi, l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc... Le tribunal a rejeté l'exception de vérité pour non-respect des délais prescrits par la loi. “Avocats Sans Frontières”, qui avait assisté à cette audience, a exprimé son inquiétude que le fond de l'affaire ne soit pas discuté. Le 1er mars, le TPI de Hay Hassani a rendu son verdict. Le Syndicat National de la Presse Marocaine a dénoncé dans un communiqué la sévérité du verdict et surtout l'usage de l'article 73 du code de la presse. Reporters Sans Frontières a adressé un lettre de protestation à M. Omar Azziman, ministre de la Justice. Les deux condamnés, en liberté provisoire, ont moins de deux semaines pour payer les 2 millions de DH. Ont-ils été manipulés par des sources malintentionnées? La rumeur existe, mais encore une fois, sans preuve. Anouar ZYNE

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