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    Economie Internationale

    Avec le retour de l'Irak sur la scène pétrolière : Le cours du brut pourrait céder 2 à 3 Dollars

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager


    La société de négoce irakienne Somo n'aura pas perdu de temps. Dès la signature de l'accord avec les Nations Unies sur la résolution 986 du Conseil de Sécurité (le texte se résume par la formule "pétrole contre nourriture"), elle a pris contact avec les grandes compagnies pétrolières pour leur proposer son brut.
    Selon le quotidien français Les Echos, Elf-Aquitaine et Total sont sur les rangs pour acheter. Avant la guerre du Golfe, l'Irak était le quatrième fournisseur pétrolier de la France.
    Si pour l'heure les compagnies pétrolières françaises peuvent négocier le brut irakien, elles ne peuvent en revanche passer des accords d'exploration-production. Elles ne pourront le faire que lorsque l'embargo sera totalement levé.
    Maintenant que l'Irak a accepté la résolution 986 de l'ONU, il lui est permis d'exporter tous les six mois l'équivalent de 2 milliards de Dollars de brut, soit de 600.000 à 650.000 barils par jour.
    Selon des experts, le pétrole irakien ne devrait être commercialisé que dans trois à quatre mois. En effet, Bagdad doit encore régler des détails avec l'ONU concernant le contrôle des exportations de pétrole et la distribution des vivres et des médicaments, indique le quotidien.
    Sur ces deux milliards de Dollars de recettes d'exportations pétrolières, 600 millions (à raison de 300 millions par trimestre) seront versés à un fonds destiné aux victimes de l'invasion du Koweït, est-il indiqué.
    La reconduction de l'embargo par le Conseil de Sécurité de l'ONU, le 5 janvier, avait laissé croire que le marché n'entendrait plus parler du brut irakien avant 1997. "Les opérateurs avaient éliminé l'Irak de la liste de leurs préoccupations pour 1996", a confié un analyste chez Barclays de Zoete Wedd.
    A en croire les analystes américains, le retour du pétrole irakien sur le marché international devrait faire baisser le prix du baril de 2 à 3 Dollars d'ici à l'été.
    Globalement, ce retour devrait rester sans grande incidence sur le marché. La consommation mondiale, qui est d'environ 70 millions de barils/jour monterait à 72 millions d'ici à la fin de l'année.
    Selon d'autres analystes, le marché ne pourra absorber le brut irakien que si les membres de l'Opep s'engagent à respecter leurs quotas respectifs.

    Hakima EL MARIKY

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