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Assurances : Atouts et revers des contrats multisupports

Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager

Parmi les mesures qui peuvent, selon les assureurs, contribuer à l'animation du marché boursier, figure l'adoption des contrats d'assurance-vie multisupports. Concrètement, ces produits permettent aux cotisations versées par l'épargnant d'être investies directement en SICAV, FCP ou SCI.
L'épargnant peut donc espérer des performances nettement supérieures à celles obtenues à travers les produits d'épargne-retraite traditionnels adossés généralement aux obligations.

Cet objectif ne saurait être atteint sans l'existence de deux paramètres. Le premier est représenté par une fiscalité avantageuse. En effet, ces contrats restent, en dépit du potentiel de gain qui existe, des produits d'assurance-vie. En conséquence, les plus-values réalisées doivent être exonérées d'impôts.
Le second réside dans la période d'investissement. En effet, la prise de risque sur le marché des actions peut certes engendrer des rendements plus importants que pour les obligations. Mais la chance d'obtention du gain est plus grande sur le long terme. L'épargnant doit donc se montrer patient et ne pas toucher à son capital pendant une période d'au moins 10 ans.
Autre atout des contrats multisupports: leur souplesse. En effet, le souscripteur peut à tout moment choisir les actifs dans lesquels il investit.

Revers de la médaille: ces produits sont des placements risqués, qui ne proposent, dans la majorité des cas, aucune garantie en capital. Par ailleurs, ces contrats offrent très rarement une garantie en cas de décès qui permette au moins de récupérer les sommes investies par l'assuré.

Par ailleurs, si ces produits offrent la possibilité d'ajuster la composition de l'actif en fonction de la conjoncture, l'assuré n'a pas toujours la compétence pour mener à bien cette opération. Et pour cause, la gestion de ces produits s'apparente à celle d'un portefeuille boursier. Pour pallier la difficulté, les compagnies d'assurances françaises ont développé à ce niveau des contrats dits à pilotage automatique. Un gestionnaire se charge alors d'effectuer les bons arbitrages. L'assuré n'est pas écarté pour autant. Il décidera en effet de la stratégie qui lui convient le mieux, à savoir privilégier la performance ou la sécurité.

Mohammed BENABID

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