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Economie

Assises du tourisme
Crédit Azur: Et moi, et moi, et moi

Par L'Economiste | Edition N°:1939 Le 17/01/2005 | Partager

. Bataille d’annonces entre Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank. Les assurances pourraient puiser dans leurs réserves techniquesLes assises internationales du tourisme de Ouarzazate clôturées samedi dernier, resteront comme les meilleures jamais organisées depuis que ce rendez-vous existe. Le «sans-faute» de Ouarzazate fait un peu oublier le fiasco de l’édition de l’année dernière à Casablanca. Sur le fond comme sur la forme, il sera en tout cas difficile dans un futur proche d’atteindre le niveau de performance de cette cinquième édition. Comme quoi lorsque chacun sait ce qu’il doit faire, les responsabilités sont identifiées et le travail confié aux professionnels, la machine marche d’elle-même. C’est l’une des grandes leçons que l’on retiendra de ces assises. Le financement était considéré comme le dernier «verrou» -pour reprendre une expression à la mode- à la réalisation des investissements anticipés dans le plan de développement du tourisme. . Un fonds d’immobilier touristique de 500 MDHComme jadis le transport aérien et le foncier, le financement apparaît aux yeux des opérateurs comme l’un des derniers obstacles à franchir. Le challenge est plutôt titanesque. Au bas mot, il faudra ouvrir 50 à 60 unités hôtelières par an. Ce qui implique le doublement de l’injection des capacités d’hébergement et 20.000 lits additionnels tous les ans. Le ministre du Tourisme, Adil Douiri, aussitôt sorti sa calculette: cet effort suppose la mobilisation d’au moins 4 milliards de dirhams, dont la moitié sous forme de crédits. Pour la partie emprunt, pas de problème, le système bancaire distribue en moyenne 20 milliards de dirhams par an et en plus, il croule sous les liquidités. Mais c’est à la problématique des fonds propres qu’il faut apporter une solution rapide, «parce que les produits bancaires classiques ne sont pas adaptés à l’investissement dans le tourisme», constate le ministre. Par rapport aux activités classiques, l’hôtellerie a, il est vrai, deux «spécificités». Un: le propriétaire des murs n’est pas en général celui qui assure la gestion. Deux: la durée économique d’un établissement hôtelier est au minimum de 30 ans. Aux financiers de trouver une réponse pour adapter le financement à ces caractéristiques. Venus en force à ces assises, les banquiers ont été directement interpellés et ne veulent surtout pas passer pour ceux qui ramollissent la dynamique de la «vision 2010». On est à la veille de la commercialisation des premiers terrains aménagés sur les sites du plan Azur. A très court terme, au moins 150 terrains seront mis sur le marché avec le soutien financier de l’Etat, lance Adil Douiri, à l’auditoire, faisant allusion à la subvention. Piqués au vif par les propos du ministre, les banquiers se devaient de réagir. Et de quelle manière! Dans la plus grande confidentialité, les banques avaient préparé des formules spéciales (le fameux crédit Azur), mais il restait à trouver une fenêtre de tir pour l’annoncer. La vitrine offerte par les assises du tourisme constituait théoriquement une opportunité en or à ne pas rater. Mais tout le monde n’était pas à l’évidence prêt. Pourtant, la surenchère à laquelle se sont livrées les banques restera comme l’un des faits marquants des assises de Ouarzazate. Tout commence par l’intervention de Mohamed Kettani, directeur général d’Attijariwafa bank, assis à gauche du ministre du Tourisme à la tribune. Le DG d’Attijariwafa bank a eu l’inspiration de préserver le secret de son intervention pour bénéficier au maximum de l’effet d’annonce devant un auditoire composé d’une cible rêvée (investisseurs nationaux et étrangers, TO, etc.) pour un banquier. Même dans l’équipe de l’organisation, personne n’était au courant du «scoop» du responsable d’Attijariwafa bank», se défend-on. Commence alors le «show Attijariwafa bank». Notre groupe a décidé de dégager une ligne d’un milliard de dirhams en 2005 au financement de l’investissement dans le tourisme, annonce le directeur général. Dès ce lundi 17 janvier, poursuit-il, le produit Invest Hotel de la banque, une formule d’emprunt échelonnée sur quinze ans à taux d’intérêt fixe ou variable -si le promoteur le souhaite- sera proposé dans tout le réseau. Dans sa conception, comme c’est le cas des formules de la concurrence, les remboursements se feront selon la conjoncture. En période de croissance, le promoteur paiera plus et en saison creuse, il remboursera moins. Première salve d’applaudissements de l’auditoire. L’effet d’annonce est maximal et la pub aussi. Le «champion national a réussi à griller la concurrence. Ce n’est pas fini. Le DG d’Attijariwafa bank renchérit en annonçant la décision du groupe de constituer un fonds immobilier touristique doté de 500 millions de dirhams. Il s’agit, explique Mohamed Kettani, de libérer les investisseurs de la contrainte du haut du bilan et du terrain. La salle applaudit. Le ministre salue l’initiative du «premier groupe bancaire privé national et son engagement dans la vision 2010». Au premier rang de l’auditoire, le patron du groupe Banque Centrale Populaire, Noureddine Omary, ne peut cacher son irritation. . La riposte à Attijariwafa bankA la pause-café, il le signifiera d’ailleurs au ministre du Tourisme, qui se «rattrapera» juste après en révélant que la BCP, «première banque nationale», va lancer son crédit Azur en y consacrant encore plus de ressources, sans préciser le montant. «Ce groupe a du coffre et nous sommes heureux qu’il s’engage avec nous », poursuit Adil Douiri. Mais le mal, lui, était fait car dans la guerre de l’image que se livrent les banques, Attijariwafa bank avait incontestablement marqué un point. Dans le sillage, le groupe Société Générale a également annoncé la mise en place de sa formule crédit Azur. Au dernier jour des assises, samedi 15 dans la matinée, ce sera au tour de BMCE Bank de se manifester par la voix d’un de ses cadres supérieurs, M’Fadel Lahlaïssi. Le groupe a tenu à «remettre les choses en place» en rappelant qu’il était déjà actionnaire avec Accor dans le Fonds Risma, dans la Somed (50%), propriétaire de la chaîne Les Almohades et associé à un partenaire indonésien dans un hôtel de luxe à Marrakech. Depuis quelques semaines, BMCE Bank a concocté son offre de crédit Azur. Le crédit est à taux fixe ou variable sur option de l’investisseur, sur 17 ans dont deux de différé. L’emprunt peut être souscrit en dirhams ou en devise étrangère, euros ou dollars. Le groupe BMCE Bank ne place aucune limite à la ligne de financement. Manière de se démarquer de la concurrence. «Tous les projets finançables seront les bienvenus», précise le responsable de BMCE Bank. Mais les promoteurs devront se conformer aux référentiels (ratio d’exploitation, indicateurs, etc.) qu’émettra l’Observatoire du tourisme.Abashi SHAMAMBA

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