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Economie

Arbitrage difficile pour financer la pauvreté

Par L'Economiste | Edition N°:1745 Le 12/04/2004 | Partager

. La communauté internationale réfléchit sur le moyen de doubler l'aide au développement. Objectif: Trouver 50 milliards de dollars supplémentaires L'avenir des pays en voie de développement est en question à Paris. Ministres des Finances du G8, de pays en développement et des nouveaux membres de l'Union européenne, responsables des Nations unies, de la Commission européenne, de l'OCDE, des institutions financières internationales et des ONG… les principaux acteurs de la coopération internationale au développement étaient présents à la conférence ministérielle pour le financement du développement tenue le jeudi 8 avril à Paris.Cette réunion au plus haut niveau consiste à faire le bilan des objectifs que la communauté internationale s'était fixés en 2000, les fameux «Objectifs du Millénaire» qui ambitionnent de diminuer de moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015. Dans le détail, il s'agit d'éradiquer la pauvreté et la faim, assurer l'éducation primaire pour tous, promouvoir l'égalité des sexes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé des femmes, combattre les maladies transmissibles, promouvoir le développement durable et instaurer un partenariat mondial. Quatre ans plus tard, ces promesses sont en train de se transformer en illusions. Le financement serait le principal obstacle pour l'exécution des programmes de développement. Au total, l'aide publique au développement s'élève aujourd'hui à 46 milliards d'euros, alors que tous les observateurs et les experts s'accordent à dire qu'il faudrait le double pour honorer ces objectifs. Sans une croissance fortement accélérée, les pays en développement n'atteindront pas leur objectif, à savoir réduire de moitié la pauvreté d'ici 2015, les économistes estiment que «l'Afrique subsaharienne n'y parviendra pas avant plus d'un siècle».Il y a donc urgence. La plupart des pays donateurs étant déjà en délicatesse avec leurs finances publiques, il a été proposé d'instaurer une facilité de financement internationale (IFF), et trouver les quelque 50 milliards de dollars manquant sur les marchés internationaux en y émettant des obligations. En clair, il s'agirait d'un emprunt à long terme garanti par les Etats. Au rayon des idées nouvelles, le président français Jacques Chirac a réitéré jeudi son intention de créer une fiscalité internationale au service du développement durable. Le président français a proposé de réfléchir en parallèle à l'initiative britannique à un impôt sur les richesses créées aujourd'hui par la mondialisation. Un groupe de travail qu'il a chargé d'évaluer cette idée doit rendre ses premières conclusions au mois de mai.Malgré cet échange d'idées novatrices et de nouvelles déclarations d'intentions, la conférence de Paris a aussi permis de mesurer combien les différences de vue entre les intervenants restent grandes. A tout le moins, la France et la Grande-Bretagne semblent unies sur un objectif: pousser l'administration américaine à garder la lutte contre la pauvreté parmi les thèmes incontournables du prochain sommet du G8 qui se tiendra en juin aux Etats-Unis. Mais l'on sait que la solidarité internationale ne figure pas en tête des priorités de l'agenda américain. B.E.Y. (avec agences)

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