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    Economie

    Agrumes: Les exportations en deçà des prévisions

    Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

    La campagne agrumicole tire à sa fin et les exportations sont loin des prévisions. Conséquence: le marché local est inondé, mais les prix restent élevés pour le consommateur.


    CE n'est pas rose pour les producteurs d'agrumes. Au 18 avril, 472.000 tonnes ont été exportées contre 454.000 l'année dernière à la même date. Malgré cette légère augmentation, les opérateurs ne sont pas très confiants. Les prévisions d'exportation tablaient en effet sur 700.000 tonnes. Aujourd'hui, ils ne s'attendent guère à plus de 590.000 tonnes à expédier en fin de campagne (à la mi-juin)."Selon nos premières prévisions, la campagne agrumicole devait afficher de meilleures performances que la saison précédente. Ce dont nous ne sommes plus si sûrs», souligne M. Ahmed Derrab, secrétaire général de l'Association des Producteurs d'Agrumes du Maroc (ASPAM). Pourtant, la campagne agrumicole avait bien démarré. Pour le premier mois, près de 55.000 tonnes ont été exportées en novembre(1).

    A l'ASPAM, les clignotants sont donc au rouge. «Cette année est particulièrement difficile pour les quelque 6.000 producteurs», indique son secrétaire général. Il épingle plusieurs facteurs. En première ligne arrivent les conditions climatiques qui n'ont pas été très favorables. Les chaleurs anormales durant le mois d'octobre et début novembre n'ont pas favorisé la coloration des agrumes et un bon calibrage. De même, les pluies de décembre et janvier ont affecté la quantité de production sur arbre pour les variétés précoces telles les clémentines ou les navels. L'absence des pluies jusqu'à fin mars a entravé l'évolution des variétés tardives. «Avec de telles conditions climatiques, la quantité de production est importante, mais sa qualité n'est pas formidable», note M. Derrab. Ce qui est à l'origine des faibles scores à l'exportation. Les prévisions d'exportation de la Maroc-Late étaient de 300.000 tonnes. Aujourd'hui, les producteurs ne s'attendent qu'à 230.000. Les quantités sur le marché intérieur sont donc plus importantes. Le pourcentage de fruits non exportés avoisine les 60%. Ce qui se répercute sur les recettes des producteurs, puisque les prix sur le marché intérieur continuent de s'effondrer. La Maroc-Late est ainsi vendue entre 0,20 et 0,25 DH le kilo (prix départ station) dans la région du Souss et entre 0,40 et 0,50 DH dans la région du Centre contre un prix de revient estimé à près de 1,20 DH. En raison de la multiplicité des intervenants, le consommateur, lui, continue à payer plus cher son kilo d'oranges. «Pour que le prix encaissé par le producteur soit plus valorisé et celui payé par le consommateur moins important», l'ASPAM réfléchit à un programme de commercialisation.

    Outre les conditions climatiques, la conjoncture internationale n'est pas plus encourageante. L'impor-tance de la production des pays méditerranéens est à l'origine de la faiblesse des cours internationaux. Pour contrecarrer cette situation, les professionnels du secteur veulent réduire les tonnages expédiés et stopper les calibres non rémunérateurs. Pour des raisons d'optimisation des recettes, ils poursuivent leur effort de pénétration des marchés hors-Union Européenne, notamment des pays de l'Europe de l'Est (Russie et Pologne), le Canada et le Moyen-Orient.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Cf L'Economiste du 27 novembre 1997.

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