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Economie

Agriculture: Vers la création d'une PAC euromed

Par L'Economiste | Edition N°:1669 Le 24/12/2003 | Partager

. La conférence de Venise a dressé le bilan de la coopération dans la région . L'écart entre les deux rives se manifeste encore sur quelques voletsLe bassin méditerranéen regorge d'opportunités sur le plan agricole. A cet effet, les pays du pourtour sont déterminés à optimiser leurs ressources dans ce secteur-clé et ce, dans une vision de transition vers un espace économique libéralisé. Pour rappel, la création d'un espace euroméditerranéen de prospérité partagée est un des objectifs-clés du processus de Barcelone. En plus d'une zone euromed marché basée sur l'harmonisation des réglementations, des normes phytosanitaires et agroalimentaires. D'ailleurs, la dernière conférence ministérielle euromed, organisée à Venise le 27 novembre dernier, a étudié différents scenarii pour développer la coopération entre les deux rives de la Méditerranée.Et ce, compte tenu des enjeux de ce secteur-clé pour la région tant sur le plan économique, social, démographique que politique.Selon le dernier rapport euromed, la nouvelle politique de voisinage de la Communauté européenne privilégie le renforcement des relations agricoles entre pays riverains de ce pourtour. Et par là, élargir le champ de la PAC (politique agricole commune) à ces pays voisins par la création d'une plate-forme qui regroupera certains domaines de la politique agricole. Objectif: favoriser davantage la coopération intrarégionale, sous-régionale et transfrontalière. D'ailleurs, les accords euroméditerranéens dans le domaine agricole vont dans le sens d'une coopération bilatérale progressive et réciproque du commerce des produits agricoles d'ici à 2010. Et ce dans une perspective qui prévoit l'élargissement de l'UE à 10 nouveaux Etats membres ayant un poids agricole important.Une étude d'impact sur la libéralisation des échanges agricoles est en cours. Les résultats seront publiés en 2004. Or, selon le rapport, le constat actuel est que les deux rives connaissent «un degré différent de développement économique». De même que l'amélioration de la qualité des produits agricoles enregistre également des degrés différents de satisfaction des deux côtés de la Méditerranée. D'un côté, la qualité est optimisée. De l'autre, elle n'est pas encore au rendez-vous.Pour pallier cette lacune, les recommandations de la conférence interministérielle proposent un plan d'action. Ce dernier devrait promouvoir la qualité des produits agricoles, le développement du monde rural et l'encouragement des cultures bio. Pour y parvenir, d'importants chantiers ont été recommandés. Parmi ces derniers, la modernisation et la restructuration de l'agriculture, le développement rural intégré, le développement d'activités économiques connexes, le respect de l'environnement ou encore la gestion efficiente de l'eau et la lutte contre la désertification. L'enjeu est de parvenir à une complémentarité des agricultures des différents pays. En revanche, la dernière conférence interministérielle a enregistré l'importance accrue qui caractérise les relations de l'UE avec ses partenaires de la Méditerranée. Ces derniers sont enclins à mieux répondre à des exigences du développement durable et au volet de la préservation de l'agriculture dans les zones défavorisées et de montagne. Il en est de même pour l'aspect multifonctionnel de l'agriculture.Le rapport euromed conclut que la volonté d'améliorer la qualité des produits échangés existe de part et d'autre. L'effort est manifeste dans la valorisation des produits locaux typiques et des productions biologiques.


Bio, qualité et développement rural

Le développement rural, notamment sur le volet agriculture et environnement, occupe une place importante dans les recommandations de la dernière conférence de Venise. Parmi les actions prévues dans ce sens, le lancement d'une plate-forme de dialogue euromed sur le développement rural durable. Elle aura pour mission de débattre des avancées européennes réalisées en la matière ainsi que des préoccupations et stratégies à adopter. Au menu, figure également un programme d'échange d'experts afin de transférer le savoir-faire et les enseignements tirés des programmes. Des actions en vue de la diversification des activités agricoles sont également prévues afin de développer dans l'espace rural des activités créatrices d'emplois et génératrices de revenu, telles que le tourisme rural et l'artisanat. La diversification et la rationalisation des ressources en eau pour les besoins de l'irrigation ainsi que la lutte contre la désertification sont non moins importantes.Autre recommandation, la valorisation du rôle de la femme dans les projets agricoles ainsi que le renforcement d'actions et approches participatives. Sur le registre de la qualité, des normes ont été fixées pour protéger et contrôler les appellations d'origine ainsi que les indications géographiques telles que l'étiquetage, les logos, la traçabilité ou encore le contrôle. L'intérêt étant de fixer des normes communes aux deux côtés de la Méditerranée, améliorer la qualité et intégrer les filières agroalimentaires.Enfin sur le registre de la culture bio, des actions sont dans le pipe afin de présenter la législation communautaire et la procédure de reconnaissance des produits bio. Un réseau d'experts devra être constitué afin de mener des actions harmonisées de développement de la filière biologique dans tous ses aspects. Amin RBOUB

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