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    Agriculture: La Comader signe sa feuille de route

    Par L'Economiste | Edition N°:2571 Le 17/07/2007 | Partager

    . Les grandes réformes agri-coles listées et annexées au document. Mise en place d’un comité de pilotage. Le financement de la Comader sécuriséANNONCÉE pour fin mars, puis attendue à l’occasion du 2e Siagrim(1), la convention de partenariat entre la Comader et le département de tutelle a été finalement signée hier lundi à Rabat. Et c’est une première. En effet, les annales de l’agriculture nationale n’en comptent pas un précédent. Certes, des plans sectoriels ont été mis au point par le passé, en concertation avec les professionnels mais ne consacraient pas d’engagements de part et d’autre. La présente convention inaugure donc une nouvelle ère dans les relations de l’Administration avec les représentants du monde agricole. Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural a donc réussi ce tour de force à moins de deux mois de la fin du mandat de l’actuel gouvernement. Et comme dira le ministre de l’Agriculture, en saluant l’événement, «la Comader est ainsi hissée au rang d’interlocuteur valable». Le document, dont L’Economiste détient copie, se présente sous forme de «feuille de route». Il définit le cadre de la concertation, les grands axes des réformes agricoles, les objectifs et les moyens à mettre en œuvre pour les réaliser.Désormais, la concertation est érigée en engagement de part et d’autre. La convention en précise les mécanismes et les organes. «Cette concertation ainsi que le dialogue seront permanents entre les professionnels regroupés au sein de la Comader et le département de l’Agriculture», dispose la convention. Ils se feront dans le cadre de groupes de travail spécialisés chargés d’examiner les dossiers de mise à niveau. Une commission mixte de suivi veillera à la mise en œuvre des recommandations. Au niveau régional, des comités regroupant les services extérieurs du ministère et les conseils de l’organisation professionnelle (16 au total) suivront de près l’état d’avancement et de réalisation des réformes. Les actions et mesures, objet de la concertation, portent tout particulièrement sur l’appui à la recherche-développement, la structuration des filières, le soutien aux associations professionnelles, la gestion de l’eau, le financement et la refonte des circuits de commercialisation. Les approches pour aborder ces actions ont également définies et consignées en annexe de la convention. L’autre volet d’importance capitale institue l’approche contrat-programme par filière comme démarche impérative. «Le contrat-programme, est-il spécifié, doit traduire pour chaque filière une vision réaliste et mobilisatrice». L’appui au financement de ces contrats est aussi précisé. «Il s’agit du recours aux ressources publiques dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA) et les contributions des professions contractantes. Ces professions auraient préalablement bénéficié de l’appui nécessaire à leur dynamisation sous forme d’assistance technique mais aussi par le biais de la mise à niveau du cadre juridique et institutionnel.Mais dès à présent, la Comader en tant qu’organisation horizontale ayant pour mission d’organiser et de structurer les filières sera soutenue financièrement. «Le département de l’Agriculture veillera à la mise en place d’un programme de partenariat sur cinq ans, financé par des subventions publiques à raison des deux tiers du total du budget alloué». De plus, la Comader bénéficiera de la mise à disposition des ressources humaines compétentes. Cadres techniques de niveau, est-il clairement énoncé. C’est à ne point douter, la disposition la plus concrète de la convention. C’est qu’elle doit jouer le rôle de locomotive pour relever de nombreux défis et assurer l’insertion du secteur agricole dans l’économie mondiale.Le suivi de l’exécution de la convention est assuré, comme signalé plus haut, par un comité placé sous la présidence du ministre de l’Agriculture et composé paritairement par les représentants des deux parties. Ce comité élabore annuellement un rapport sur l’état d’avancement des programmes mis en chantier. Il se réunit deux fois par an. La première réunion étant consacrée à l’élaboration des plans d’action et la mise en place des groupes spécialisés de travail.


    Carte de visite

    Légalement, la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural n’a démarré son activité qu’il y a à peine un an. Actuellement, elle regroupe 40 associations professionnelles représentant toutes les branches de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Ses projets de restructuration porte sur la création de 13 fédérations interprofessionnelles, dont trois sont opérationnelles. A. G.------------------------------------------------------(1) Salon international de l’agriculture du Maroc qui s’est déroulé du 19 au 24 avril 2007 à Meknès.

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