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Economie

Aéronautique: Dernière ligne droite pour Aéroexpo

Par L'Economiste | Edition N°:2692 Le 15/01/2008 | Partager

. Dassault ne sera pas de la partie. Le secteur s’achemine vers les produits à forte valeur ajoutée. Des plans de formation de techniciens spécialisés en vue Le Maroc s’érige, en l’espace de quelques années seulement, en sous-traitant par excellence. Aéroexpo, le premier salon professionnel de l’aéronautique en Afrique, qui aura lieu du 23 au 26 janvier à Marrakech (www.leconomiste.com), vient le confirmer. Près de 200 exposants sont attendus pour cet événement. Cela dit, une absence de taille est notée. Celle de l’avionneur français Dassault. D’après les organisateurs, plusieurs anciens modèles (avions de chasse, jets privés datant des années 50) de ce groupe seront tout de même exposés. Par ailleurs, des ambassadeurs de plusieurs pays (Italie, France, Canada, Etats-Unis, etc.) seront présents au salon, «pour soutenir la stratégie marocaine de positionnement en tant que plateforme africaine de l’aéronautique», précisent les organisateurs. Le Canada par exemple présentera le plus grand jet au monde. Des délégations de pays arabes et africains seront également présentes. De gros contrats sont attendus lors de l’événement, pour le grand bonheur des opérateurs aéronautiques marocains. D’ailleurs, dans le ciel de ce secteur, pas l’ombre d’un nuage. Les délocalisations se multiplient, et les commandes se font de plus en plus nombreuses. Et pourtant, il y a quelques années ce secteur était dans un bien plus modeste état. D’autant plus que la concurrence dans le domaine ne manque pas. S’agit-il d’un développement conjoncturel qui pourrait être rompu à tout moment? Les professionnels sont unanimes, le secteur aéronautique au Maroc est très porteur, et il a de beaux jours devant lui. D’autant plus que l’Etat, en l’incluant dans le plan Emergence, en fait l’une de ses priorités. «Le développement que connaît le secteur va sans doute s’inscrire dans la durée. Il fait l’objet d’investissements très importants, que ce soit en termes financiers ou en termes de formation», déclare Thomas Corbel, secrétaire général du Groupement des industriels marocains aéronautique et spatial (GIMAS). «Un large tissu industriel aéronautique est en phase de construction au Maroc», ajoute-t-il. En outre, les pressions opérées sur les coûts de construction poussent les entreprises européennes (pour la plupart des PME à métiers complémentaires) à délocaliser leur activité au Royaume. Profitant ainsi de la proximité géographique et culturelle avec le Vieux continent, des incitations fiscales et de l’accompagnement de l’Etat. Sans parler de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché. Et à ce niveau les besoins vont croissants. Les opérateurs du secteur l’ont bien compris. Plusieurs d’entre eux s’engagent ainsi dans la formation. Le Gimas, par exemple, s’est lancé, en coopération avec l’OFPPT, dans la création d’un centre de formation de personnel qualifié. Par ailleurs, une formation-pilote de près de 300 techniciens par an sera lancée dès le prochain cycle scolaire. Elle concernera plusieurs structures, dont l’Académie Mohammed VI de l’aviation civile, RAM Academy, ainsi que plusieurs sites industriels. Côté ingénieurs, il n’existe pour l’heure aucune structure offrant une formation dédiée aux métiers de l’aéronautique. Mais selon Brahim Karkar, chargé de mission auprès du Gimas, des formations spéciales d’ingénieurs aéronautiques au niveau de l’École Mohammadia des ingénieurs ainsi que de l’Académie Mohammed VI pourraient voir le jour. Toutefois, d’après Karkar, les besoins en ingénieurs sont beaucoup moins importants que ceux relatifs aux techniciens. Les ingénieurs ne représentant que 10 à 20% des emplois aéronautiques.Côté concurrence internationale, le Maroc est bien positionné. «Au niveau de la Méditerranée, le Maroc dispose de plusieurs avantages pour la sous-traitance. Notamment en termes d’infrastructures, de coûts de production et de compétences. De plus, nous offrons des produits et services qui répondent parfaitement aux exigences de la réglementation européenne en matière de qualité et de sécurité», affirme Karkar. Les métiers de base sont assez diversifiés. Mais ils sont notamment axés sur le câblage, le middle management, la mécatronique, le drapage, l’assemblage composite, la chaudronnerie et la maintenance d’avions civils et militaires. Dernièrement, ces métiers s’acheminent vers des produits à valeur ajoutée de plus en plus forte. Ce qui aura le mérite de permettre au Maroc d’être en phase avec les nouvelles technologies dans le domaine et de développer une expertise plus solide.


Chiffres

L’industrie aéronautique au Maroc compte près d’une cinquantaine d’entreprises, dont une grande partie est d’origine étrangère, notamment française. Elle génère actuellement plus de 5.000 emplois. Un chiffre qui passera à plus de 10.000 d’ici 2012. En 2006, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de DH, en augmentation de 50% par rapport à 2005. L’essentiel de l’activité est réalisé à Casablanca (90% du chiffre d’affaires et 68% des emplois) ainsi qu’à Tanger et Rabat. En 1999, la filière aéronautique ne comptait que 2 entreprises, à savoir EADS Maroc Aviation et le centre de maintenance de RAM. Depuis, des dizaines d’entreprises et groupes internationaux, tels que EADS, Boeing, Safran, Creuzet/Indraero, ou encore Le Piston et Segula s’y sont délocalisés. Ahlam NAZIH

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