×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Le Maroc a aussi ses propres champions
Bouchaïb Benhamida, président de la Fédération nationale des BTP

Par L'Economiste | Edition N°:2692 Le 15/01/2008 | Partager

. Des champions marocains du BTP nés grâce au contrat-programme. Les entreprises étrangères: principal obstacle . Ouverture d’un centre de formation à Settat en 2009 LE contrat-programme du BTP 2004-2007 semble avoir porté ses fruits. Plus d’entreprises marocaines participent aujourd’hui aux grands travaux, et les professionnels ont mis les bouchées doubles pour mettre en place une formation adéquate. Une seule ombre au tableau, les marchés octroyés aux entreprises étrangères, notamment chinoises, de l’Europe de l’Est ou encore indiennes, qui cassent les prix sans toutefois aboutir aux résultats escomptés. Bouchaïb Benhamida, président de la Fédération nationale des BTP, revient sur les importants acquis de ce contrat et présente sa conception d’un prochain accord.- L’Economiste: Cela fait maintenant trois ans que le contrat-programme est mis en oeuvre. Quel bilan en dressez-vous ?- Bouchaïb Benhamida: La fédération a dressé un bilan en interne, duquel ressortent quatre grandes réalisations. Primo, le contrat programme a facilité l’accès de certaines entreprises aux marchés des grands chantiers. Auparavant, les entreprises marocaines ne pouvaient guère postuler aux grands travaux comme la construction des stades sportifs. Il fallait réaliser des chiffres d’affaires colossaux afin d’être éligible aux appels d’offres. Ainsi, seules les entreprises étrangères pouvaient remporter ces marchés. Aujourd’hui, les entreprises nationales font montre de leur professionnalisme et parviennent à réaliser des travaux de qualité en un temps record. C’est l’exemple d’ailleurs de l’autoroute Settat-Marrakech. Secundo, il y a eu la refonte des textes de lois relatifs au domaine des BTP, notamment ceux portant sur les marchés publics. Les modifications ont été apportées en entière concertation avec la FNBTP. Tertio, nous avons assisté à la restructuration de la Caisse marocaine des marchés. Un fonds de garantie a été créé pour soutenir la caisse. Le plus important, enfin, est le développement du partenariat entre les entreprises du secteur et le gouvernement. Ce dernier a pris conscience que le Maroc doit être bâti par ses propres entreprises.- A votre avis, quels sont les éventuels ajustements à apporter à un nouvel accord?- Il y a toujours le problème du flux inhabituel des entreprises étrangères, n’ayant pas les compétences requises pour conduire les travaux, et qui remportent quand même des marchés. Ce sont en majorité des firmes chinoises, iraniennes, indiennes et de l’Europe de l’Est. Ces entreprises cassent les prix et déstructurent le marché. Elle échouent finalement à accomplir les travaux dans les délais. C’est l’exemple de l’entreprise qui était défaillante sur un tronçon de l’autoroute Settat-Marrakech. Le groupement d’entreprises marocain repreneur a, quant à lui, pu terminer les travaux tout en maintenant le délai initial.- La constitution de «champions» nationaux du BTP figurait parmi les objectifs prioritaires du contrat-programme. A-t-on atteint cet objectif?- L’objectif principal de la FNBTP est d’avoir un nombre suffisant d’entreprises marocaines assez qualifiées pour ne plus avoir recours aux promoteurs étrangers. Nous sommes déjà sur la bonne voie. Une quinzaine d’entreprises nationales ont fait leurs preuves dans la construction des autoroutes, trois autres ont entrepris des travaux de construction de stades et six se spécialisent dans la construction des grands barrages. De nombreuses entreprises nationales parviennent actuellement à réaliser un chiffre d’affaires de 100 millions de DH. Et ces «champions» exportent leurs services à l’étranger, surtout dans les pays africains.- La rareté des compétences et de main d’œuvre qualifiée menace le développement du secteur. Quelles sont les propositions de la fédération à ce sujet?- La formation était au centre des préoccupations de la fédération lors de la signature du contrat-programme. Nous avons monté un projet de centre de formation de la main d’œuvre BTP. En effet, cette Ecole de formation aux métiers du BTP est en cours de réalisation à Settat. Elle sera prête en 2009.Dans notre métier, nous avons recours à trois catégories de travailleurs: la main d’œuvre non qualifiée, qui constitue 50% de l’effectif; la main d’œuvre qualifiée (40% de l’effectif) et le personnel d’encadrement, qui en constitue les 10% restants. Seules les deuxième et troisième catégories ont besoin de formation. S’ajoutent à eux les conducteurs d’engins. Ils doivent être hautement qualifiés car ils ont en main du matériel qui peut coûter des millions de dirhams.Propos recueillis par Redouane HAJJAJ

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc