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Economie

Abattoirs: Enfin une véritable réglementation?

Par L'Economiste | Edition N°:2797 Le 12/06/2008 | Partager

. Akhannouch veut réviser les textes régissant l’abattage . Les collectivités devraient y adhérer car «leurs recettes ne seront pas atteintes…»LES abattoirs marocains donnent presque envie de devenir végétarien! Depuis plusieurs décennies, la question de l’abattage des animaux est au centre des débats. D’un côté, les consommateurs qui revendiquent une refonte des textes réglementant les abattoirs et notamment l’instauration d’une gestion déléguée; de l’autre, les communes qui s’attachent aux «juteux» droits issus de cette activité. Les premiers sont animés par des questions de santé publique, alors que les seconds pensent à la préservation de la «ressource» locale. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, vient de relancer le débat. Lors d’une séance de questions orales au Parlement, il a assuré «que les textes de lois réglementant les abattoirs, notamment la loi 78-00 relative à la charte communale, feront l’objet d’une révision». Mais Akhannouch n’est pas le premier ministre à aborder cette épineuse question. Mohand Laenser, son prédécesseur, expliquait en 2007 que le département de l’Agriculture préparait un plan de modernisation pour la construction de nouveaux abattoirs respectant les normes. L’objectif est de combattre l’informel et l’abattage clandestin. Laenser a même commenté ce plan de modernisation en assurant que «l’opération risquait de prendre du temps». Pourquoi? La réponse de l’ex-ministre a le mérite d’être claire: «Les abattoirs à viande sont gérés par les communes parce qu’ils sont générateurs de grosses recettes». La messe est dite. Le vrai problème réside donc dans le niet des communes qui ne veulent pas lâcher cette activité juteuse. Toutefois leur résistance risque de fléchir. L’actuel ministre de l’Agriculture a tenu à bien clarifier ses propos: «La révision ne portera pas atteinte aux recettes des collectivités locales et de l’Etat». «Toujours en cours d’élaboration, la révision annoncée doit faciliter la gestion déléguée des abattoirs et permettre la création de nouvelles unités», confie une source au ministère de l’Agriculture. Selon elle, «au-delà du non-respect des normes techniques et d’hygiène requises dans la plupart des abattoirs, c’est l’organisation de tout le secteur qui est en jeu». Allusion faite aux multiples et non moins mouvementées grèves des chevillards de Casablanca qui se sont élevés contre le nouveau système de gestion des abattoirs de la métropole. Celle-ci a d’ailleurs été la pionnière dans la gestion déléguée des tueries. La ville ayant donné la concession à une société privée. Une expérience censée se généraliser à tous les abattoirs du Royaume, n’en déplaise aux collectivités locales.N.be

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