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    Entreprises

    Notation d’entreprise
    Attijariwafa bank mène campagne

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4786 Le 02/06/2016 | Partager
    Plusieurs régions sont concernées
    Objectif: Sensibiliser les clients et démystifier la notation

    Maintenant que le régulateur  a imposé aux banques  de transmettre la notation risque aux entreprises afin qu’elles «identifient et corrigent leurs points faibles», les banques vont s’activer  pour  expliquer ce rating- qui a démarré il y a cinq ans déjà- à leurs clients. Et c’est Attijariwafa bank  qui ouvre le bal avec une série de rencontres régionales de sensibilisation dont la première étape s’est arrêtée à Marrakech mardi dernier et qui sera suivie à Agadir.  Objectif: expliquer ce système de notation et démystifier l’acte. D’emblée,  Hassan Bertal, directeur général adjoint d’Attijariwafa bank en charge du marché de l’entreprise, a tenu à rassurer. «La notation n’est pas une fin en soi. Elle n’est qu’un des éléments d’aide à la décision.  La viabilité du projet à financer et les garanties apportées sont des éléments décisifs». La question de la notation est venue instaurer une culture de dialogue et la transparence avec l’entreprise cliente, insiste Bertal. Elle a pour objectif de «rendre transparente la notation des entreprises par les banques» et instituer un référentiel auquel ces institutions doivent se conformer.  En réalité, c’est une contrainte pour les banquiers eux-mêmes, indique le DGA d’Attijariwafa bank.  «Si vous accordez un crédit à quelqu’un qui ne le mérite pas, votre fonds propre supporte des coups, et si vous le donnez à quelqu’un qui est bien noté, votre fonds propre sera allégé». Pour déterminer ce rating, les banquiers se focalisent sur la structure financière, l’endettement, la conjoncture sectorielle, l’actionnariat, la qualité du management… En interne, les banques classent leurs clients entreprises – au-delà de la différenciation par taille – selon le niveau de risque (risque de défaut sur 1 an) de A à H. La première lettre correspond à un très bon risque. Elle peut être assimilée au triple AAA des agences de notation financière.
    La classe H regroupe les entreprises présentant un risque de défaut. La notation des banques  se base sur le risque de défaut annuel de leur contrepartie. Mais même  si les règles de base de notation sont encadrées par la banque centrale, les établissements de crédit ont de la marge pour renforcer leur dispositif, à condition de ne pas entraver la bonne marche du financement de l’économie. 

     

     

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