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Transport urbain à Tanger: Le tramway, une alternative

Par Ali ABJIOU | Edition N°:4727 Le 11/03/2016 | Partager
Le projet, dont l’idée a été lancée en 2014, tarde à se concrétiser
La mairie assure réfléchir à la problématique du transport urbain de manière globale
Le transport du personnel, un réel problème que la ville vit au quotidien
Transport Tanger 027.jpg

Pour la mairie, le principal souci reste la dédensification de la mobilité urbaine. Aussi, toute solution, le tramway inclus, est à étudier (Ph Adam)

 

La ville disposera-t-elle d’un tramway? La question se pose avec acuité actuellement à Tanger. Du côté de la mairie, la réponse n’est pas aussi simple. A l’Hôtel de Ville, on assure ne pas être ni pour ni contre ce type de moyen de transport. «La ville a un réel problème en matière de transport urbain, surtout celui du transport du personnel», assure Mohamed Bachir Abdellaoui. Et toute solution est la bienvenue, assure ce dernier.

Pour la mairie, résorber les embouteillages liés au déplacement de dizaines de milliers d’employés des zones industrielles à Gzenaya ou à l’Azit est une priorité. C’est d’ailleurs l’un des axes majeurs du projet Tanger-Métropole avec plusieurs projets dédiés à l’amélioration de la mobilité urbaine. Concernant le tramway, l’idée a été lancée dès 2014 du temps de l’équipe précédente. Fouad El Omari, alors maire de la ville, avait annoncé le lancement d’une étude sur le sujet et Alstom, entreprise déjà en charge des tramways de Rabat et de Casablanca et des rames du TGV, était donnée partante pour remporter le chantier. Mais une récente visite de l’équipe dirigeante d’Alstom à la mairie de Tanger en début d’année a rouvert la foire aux rumeurs. «Lors de cette réunion, Alstom a fait une présentation de ses produits», avoue le maire de la ville pour qui la réunion avait un caractère purement formel. La visite d’Alstom avait été suivie par celle de la Banque européenne d’investissement qui a offert son soutien financier pour la réalisation du projet, ce qui ne manque pas de réjouir le maire. Mais pour l’instant, aucun accord, même préliminaire, n’a été signé, précise Abdellaoui. Ce dernier assure que d’autres alternatives sont en cours d’étude comme celle des bus électriques articulés, ceux-là mêmes que la société Alsa envisage d’installer à Marrakech.
Au début, une seule ligne était prévue pour connecter la ville avec les zones industrielles de la TFZ et de Gzenaya. Selon plusieurs sources, une deuxième devant connecter la zone industrielle de la route de Tétouan, l’Azit et même l’usine Renault est pressentie.

Pour Tanger, il s’agit d’un véritable revirement. En effet, ce mode de transport n’avait jamais figuré parmi les priorités des décideurs de la ville du détroit auparavant. Et pour cause, la nature escarpée du centre-ville, même si des trams travaillant en côte sont actuellement en opération au sud de la France. Mais le développement de la ville a ouvert à l’urbanisation de nouveaux espaces géographiques plus aptes à accueillir ce type de transport. Une telle connexion pourrait permettre de gérer au mieux le déplacement de dizaines de milliers d’employés et de réduire la pression sur les avenues de la ville. Le transport du personnel est l’un des grands défis de la ville de Tanger. Avec le développement des zones industrielles, le nombre de personnes à déplacer s’est considérablement élevé ces dernières années. Actuellement, ce sont plus de 120.000 employés qui prennent chaque matin la direction de leur lieu de travail, ce qui équivaut à un peu plus de 240.000 déplacements quotidiens avec comme conséquence la saturation des grandes voies d’accès de la ville, surtout la route de Rabat et celle de Tétouan, des chiffres qui devront connaître une nette croissance lors des prochaines années.

Le transport du personnel, un mal nécessaire

Transport personnel 027.jpg

 

Officiellement, ce sont 260 entreprises de transport autorisées avec un parc total d’environ 1.200 véhicules qui assurent cette fonction. Renault à elle seule emploierait plus de 240 minibus, selon Abdellaoui.
Mais un volume supplémentaire d’au moins 300 autres véhicules circuleraient sans aucune autorisation. La demande de plus en plus croissante des employeurs pour ce type de service pour leurs employés a entraîné une escalade en matière de création d’entreprises dédiées au transport de personnel.

De notre correspondant,
Ali ABJIOU
 
 

 

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