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E-friction: Le Maroc dans le dernier peloton

Par L'Economiste | Edition N°:4723 Le 07/03/2016 | Partager
Il est classé parmi les pays ruraux en développement
Le peu d’infrastructures, les carences industrielles… freins à l’intégration numérique

Année après année, internet outrepasse le simple rôle de vecteur de communication pour se positionner en tant que force structurante pour la croissance économique.
En effet, en l’espace de 6 ans, l’économie internet (2010-2016) devrait passer de 2,3 milliers de milliards de dollars (4,1% du PIB) à 4,2 milliers de milliards de dollars, soit une progression de 10,8%. C’est ce qui ressort d’un récent rapport commandité par l’Icann (la société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet), intitulé: «Quels rouages faut-il graisser? Réduire la friction dans l’économie internet». Par friction, en entend les difficultés rencontrées au niveau de l’intégration numérique. Selon les experts de l’Icann, la moitié des frictions qui limitent l’accès fondamental à l’activité en ligne s’expliquent par le manque d’infrastructures. Autres frictions identifiées: l’industrie (1/6 du total) qui limite la réussite des opérations commerciales en ligne, l’information (1/6) qui représente un ou des obstacles dans l’accès à certains types de contenu ou encore la friction individuelle (1/6) compte tenu de son influence sur le degré de participation des citoyens et des consommateurs aux activités en ligne.
La densité de la population et la part résidente dans les zones urbaines ont une incidence non négligeable sur le déploiement des infrastructures de réseau.  Sur la  base de ces critères, le Maroc  se retrouve dans le dernier peloton. Il arrive à la 54e place des pays à forte friction et ce, en termes industriel (38e), individuel (55e), d’infrastructures (54e) et d’information (56e). Le Royaume qui a enregistré un score de 70 points est classé parmi les pays ruraux en développement aux côtés de pays comme les Philippines, l’Indonésie, le Nigeria, l’Inde, le Pakistan, le Vietnam ou encore le Kenya. Les experts ont identifié plusieurs lacunes propres au Maroc, notamment l’absence d’encyclopédie à libre accès, peu de liberté du net, cherté du haut débit fixe. S’y ajoutent un vide juridique en termes de mesures de cyber-sécurité et le déficit enregistré au niveau de la protection des données personnelles. Le constat a poussé l’Icann à inviter les gouvernements à élaborer des approches spécifiques à chaque pays, qui devront être technologiquement «agnostiques» et permettant l’expérimentation. Le renforcement de l’éducation et la formation en matière d’IT conjugués à la maîtrise de la langue anglaise peuvent avoir un grand impact à long terme. L’Icann préconise également l’adoption de solutions basées sur un modèle multipartite pour garantir un développement efficace de l’écosystème numérique. Il a aussi été recommandé d’augmenter la disponibilité des contenus dans les langues et dialectes locaux en appoint du développement des compétences linguistiques en langue anglaise.
Les experts préconisent l’expérience des petites entreprises qui cherchent à faire plus de business en ligne comme un exemple de l’impact d’internet sur leurs croissances.  D’ailleurs, le commerce mondial représente environ 30% du PIB mondial, soit une augmentation de 20% depuis les débuts d’internet et trois fois le niveau d’il y a 50 ans.

PIB

Le rapport révèle que la différence entre les pays qui connaissent le moins de contraintes numériques et ceux qui en enregistrent le plus peut représenter jusqu’à 2,5% du PIB. D’ailleurs, une faible e-friction permet aux PME qui adoptent des solutions numériques d’enregistrer une croissance allant jusqu’à 7% de leurs revenus. Pour les experts, la richesse fait partie des causes de frictions, mais n’en est cependant pas un facteur déterminant. Quel que soit le PIB d’un pays, la friction peut varier considérablement.

A. At

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