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International

Philippe Chalmin: «De bonnes nouvelles pour l’import»

Par L'Economiste | Edition N°:4714 Le 23/02/2016 | Partager
Le Maroc est soumis aux aléas climatiques pour toute la partie agricole
Les phosphates moins touchés que les autres produits par la baisse

Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine. Il est le président fondateur de Cyclope. C’est un habitué du Forum de Paris Casablanca Round: «Si les prix des engrais se sont plutôt mieux tenus c’est parce que les producteurs à l’image de l’Office chérifien des phosphates ont su être assez responsables en la matière» (Ph. L’Economiste)

- L’Economiste: Combien de temps la baisse des cours peut-elle durer?
- Philippe Chalmin:
Elle peut durer relativement longtemps. Dans un certain nombre de cas, la baisse est largement derrière nous. Mais, je ne m’attends pas à une quelconque reprise avant un certain temps. Globalement, il faut s’attendre à 18% de baisse prévue sur les cours 2016.

- Toutes les matières premières sont touchées, qu’en est-il du phosphate?
- Le marché du phosphate fait partie des marchés, qui se sont le mieux comportés en 2015. Il sera de toute façon concerné par 2016, probablement dans une proportion moindre. Je l’imagine.

- Quel est l’impact du paramètre monétaire dans la situation actuelle?
- Absolument. Il faut restituer cette baisse des prix de matières premières dans un  contexte de hausse du dollar et celle-ci pourrait encore se poursuivre. Pour le pétrole, il est probablement relativement proche du plancher. Je n’imagine pas par contre qu’il remonte fortement. Notre prévision est de 40 dollars le baril en moyenne sur l’année 2016.

- Qu’en est-il de la responsabilité des producteurs?
- Disons que les producteurs sont largement responsables beaucoup plus que la baisse de la demande. Ce qui marque la hausse de l’offre et donc la part des producteurs que ce soit ceux du pétrole, des minerais et métaux …Dans le domaine agricole, c’est un peu moins vrai. Et justement, si les prix des engrais se sont plutôt mieux tenus c’est parce que les producteurs à l’image de l’Office chérifien des phosphates (OCP) ont su être assez responsables en la matière.

- Quels sont vos pronostics pour le marché marocain?
- Le Maroc est bien entendu soumis aux aléas climatiques pour toute la partie agricole. Pour ce qu’il est amené à importer, ce sont plutôt de bonnes nouvelles, qu’il s’agisse de la baisse des prix de l’énergie ou même de la baisse des prix des produits agricoles. Donc, le Maroc pour l’instant s’en sort plutôt bien globalement. Dans la mesure, où son principal produit d’exportation, les phosphates, sont quand même moins touchés que les autres produits par la baisse. Et qu’à l’importation, il profite à plein du contre-choc sur le marché de l’énergie ainsi que de la baisse des produits agricoles.o
Propos recueillis par
Fatim-Zahra TOHRY
 

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