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Economie

Nouvelle crise dans l’aviculture

Par L'Economiste | Edition N°:4710 Le 17/02/2016 | Partager
Mortalités et chutes des pontes
Vaste opération de vaccination la semaine prochaine
Aucun danger pour le consommateur

 

L’élevage du poulet de chair est confronté à une nouvelle crise. Certes, elle est moins aiguë que celle qui a sévi en 2006 et qui a nécessité la mise en place d’un Comité interministériel de crise. A l'époque, le Premier ministre Driss Jettou avait même partagé un plat de poulet avec les professionnels. Histoire de rassurer (Ph. L'Economiste)

La viande blanche est-elle menacée? La profession rejette les propos faisant état «d’une forte mortalité due à la salmonelle et aux mycoplasmes». Mais confirme   l’existence d’un virus faiblement pathogène: le H9N2. «Un virus spécifique aux volailles sans aucun danger pour le consommateur», assure la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa). Même analyse auprès de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa). Le virus n’est pas transmissible aux humains. Néanmoins, il produit des ravages parmi les élevages avicoles. Avec à la clé des taux de mortalité variant entre 10 et 20%, voire plus», révèle Chawki Jerrari, directeur de la Fisa. Chez les poules pondeuses, l’impact se traduit par la baisse de performance. Ce qui explique d’ailleurs la forte hausse des prix des œufs constatée durant le mois de janvier dernier. Mais ces pondeuses ont d’ores et déjà développé des anticorps, et la cadence de production des œufs s’est améliorée lors de la première décade de ce mois de février. L’alerte a été donnée fin janvier 2016 par l’Organisme de contrôle sanitaire. L’Onssa avait signalé des mortalités et chutes de pontes dues à «l’apparition de    l’influenza aviaire faiblement pathogène». Des analyses de laboratoire ont confirmé le constat de l’Onssa. D’où le lancement la semaine prochaine d’une vaste opération de vaccination.
Ce virus est à ne pas confondre avec les types  isolés en France et qui sont à déclaration obligatoire. Ce genre de virus nécessite l’application de mesures sanitaires d’isolement et d’abattage des volailles infectées.

 La nouvelle crise qui affecte le secteur avicole n’aurait pas d’effet sur la santé humaine. En revanche, le budget des ménages, en particulier des moins aisés, risque de trinquer. Déjà, sur le mois de janvier 2016, le prix du kilo du poulet vif départ a augmenté de 6%. Les œufs ont suivi la même tendance à la hausse: 12%

Au Maroc, la Fisa et l’Onssa ont opté pour le déploiement d’un plan de contrôle: élaboration d’une cartographie des élevages atteints, renforcement des mesures de biosécurité et vaccination préventive. Auparavant, des mesures sanitaires ont été imposées à l’importation des poussins d’Europe, suite à l’apparition de cas d’influenza aviaire hautement pathogène en France (de type H5N1, H5N2 et H5N9). Pour éviter l’introduction au Maroc de ces maladies virales,  l’Onssa avait décrété la suspension provisoire de toute importation de volailles et produits dérivés à partir de la France. Mais vu l’importance de ce fournisseur (60% des besoins en poussins reproducteurs), l’Office a opté pour le principe de «zonage sanitaire», recommandé par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Un principe appliqué par les pays membres de l’Union européenne et des USA. «C’est dans ce cadre que de nouveaux modèles de certificats sanitaires ont été validés avec les autorités vétérinaires officiels des pays exportateurs notamment la France, les USA, le Royaume-Uni et l’Espagne», précise l’Onssa. Des certificats exigeant, en plus des analyses de laboratoire, la présence d’élevage  d’approvisionnement dans des zones indemnes situées à une distance minimale de 100 km de tout foyer d’influenza aviaire.
De plus, à leur arrivée au Maroc, les lots de poussins importés sont soumis aux analyses complémentaires et restent sous la surveillance des vétérinaires publics et privés. «La même approche ayant d’ailleurs été adoptée par plusieurs autres pays», se justifie l’organisme de contrôle sanitaire. De nombreux pays continuent de s’approvisionner de la France ainsi que d’autres origines (UE et USA) ayant déclaré dernièrement des cas de l’influenza aviaire. Il n’empêche que le virus est bel et bien présent dans le pays. Sauf que professionnels et autorités sanitaires persistent et confirment «qu’aucun cas d’influenza aviaire hautement pathogène n’a été détecté au Maroc».
A. G.
 

 

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