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Régions

Casablanca
El Omari paie les factures de l’ex-RAD

Par L'Economiste | Edition N°:4706 Le 11/02/2016 | Partager
Un prêt en souffrance de plus de 270 millions de DH contracté par l’ex-RAD
La Bird exige le recouvrement de son dû
L’Intérieur mettra encore la main à la poche

Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville de Casablanca, tente de sauver les meubles. Le recouvrement d’un prêt contracté par la Régie autonome intercommunale de distribution (ex-RAD) en 1993 vient perturber la trésorerie de la ville. 23 années plus tard, la Commune urbaine de Casablanca (CUC) doit passer à la caisse. En effet, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) veut recouvrer son dû (plus de 270 millions de DH). Le cas échéant, ce sont les recettes de la ville en matière de TVA qui risquent d’être saisies. En réaction, le maire aurait appelé les ministères de l’Intérieur et des Finances à la rescousse.
Contactés par L’Economiste, Lakhdar Hamdani, président de la Commission budget et affaires financières, n’a ni confirmé, ni infirmé ces informations. Selon lui, c’est le Conseil de la ville qui est habilité à se prononcer sur ce sujet.  Après le coup de théâtre du rejet de la 1re mouture du budget 2016 par l’Intérieur (cf. édition du 22 décembre 2016), l’équipe El Omari doit faire face à un second coup de massue inattendu qui risque de perturber les équilibres financiers de la ville. En tout cas, il semblerait que le ministère de l’Intérieur s’est résolu à mettre la main à la poche pour payer une partie des créances dues (probablement via le Fonds d’équipement communal, FEC), le reste sera versé par la ville, indique une source bien informée auprès de la CUC. Sachant que les services de la dette absorbent plus de 8% du budget de la ville, soit 278 millions de DH chaque année. La CUC, qui croule déjà sous les dettes, se voit aujourd’hui contrainte de payer un passif qui remonte à des décennies. Ce qui n’est pas pour arranger ses finances. Sans oublier qu’un incident de paiement vis-à-vis d’une institution internationale comme la Bird pourrait compromettre ses chances d’obtenir les fonds nécessaires, auprès de la Banque mondiale, pour financer son ambitieux plan de développement 2020 (cf. édition du 15 juillet 2015).
Pour rappel, la ville est en train de finaliser les dernières procédures pour l’obtention d’un montant de 200 millions de dollars (soit l’équivalent de près de 2 milliards de DH). En effet, la CUC doit contribuer à hauteur de 3,5 milliards de DH à ce programme quinquennal, qui nécessitera plus de 33 milliards de DH. L’emprunt est destiné, entre autres, à financer plusieurs chantiers de réforme allant de la fiscalité locale au climat des affaires.
Selon les termes de l’accord avec la banque, la métropole s’endettera pour une période de 29 ans, avec un taux d’intérêt de 1,2% et une période de grâce de 7 ans. Le premier montant du prêt devra être versé le mois de mars prochain.

La patate chaude…

Mohamed Sajid, ancien président du Conseil de la ville, avait déjà tenté de faire payer la facture par Lydec. Mais la riposte du délégataire des services de distribution d’eau et d’électricité ne s’est pas fait attendre. «Les dispositions du contrat de gestion déléguée sur ce sujet sont très claires: c’est la CUC qui s’est subrogée à l’ex-RAD et qui reprend donc la responsabilité totale de la dette». La responsabilité de Lydec est complètement écartée, conformément à l’article 49.1 relatif au remboursement de la dette financière de la RAD: «A la date de prise d’effet du présent contrat de gestion déléguée, l’autorité délégante est subrogée à la Régie autonome intercommunale de distribution (RAD) pour le règlement du service de sa dette financière tel qu’indiqué dans l’annexe 10».

Aziza EL AFFAS

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