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Competences & rh

Conseils d’administration
Toujours trop hermétiques aux femmes!

Par L'Economiste | Edition N°:4673 Le 22/12/2015 | Partager
A peine 5,9% de dames dans les CA des sociétés cotées, selon la BAD
Le Maroc classé avant-dernier dans un groupe de 12 pays africains
Bientôt un fonds d’investissement pour les PME féminines

C’est un classement peu honorable

La représentativité des femmes reste modeste dans toutes les régions du monde. L’Afrique se classe, cela dit, devant les pays émergents d’Asie. Le Moyen-Orient est la région où l’effet d’exclusion est le plus patent

que celui obtenu par le Maroc dans l’étude réalisée par la Banque africaine de développement (BAD) sur la représentativité des femmes dans les conseils d’administration (CA) des sociétés cotées en Afrique. Sur les 12 pays sélectionnés, le Royaume est avant-dernier (voir tableau).
La BAD a réalisé son enquête auprès de 307 entreprises cotées, se basant sur des données relevées à fin 2013. L’étude, dont les résultats ont été présentés mardi dernier à la Bourse de Casablanca, à l’initiative du Club des femmes administrateurs du Maroc (CFA), porte uniquement sur les sociétés formant les indices des places boursières. Au Maroc, c’est le CFG 25 qui a été scruté.
De manière générale, la performance du continent reste modeste. La gent féminine représente 12,7% des CA des sociétés cotées. Elles détiennent ainsi 364 sièges sur 2.865. Un tiers des entreprises ne compte aucune femme. Un deuxième tiers en accueille une seule, 18,9% en intègrent deux et seules 14,7% en reçoivent plus de trois. Les fortes capitalisations (plus de 1 milliard de dollars) sont un tantinet plus ouvertes aux dames, leur réservant 14,4% de leurs sièges, contre 9,7% pour les faibles capitalisations (150-500 millions de dollars). Au Maroc, la gent féminine est plus présente dans les entreprises de petite taille, souvent familiales.
Le secteur de l’impression, publication et pesse est le plus égalitaire (26,3%), suivi des produits pharmaceutiques et de la santé (16%) et des biens de consommation (15%). «La culture des cooptations figure parmi les principaux obstacles à l’accès des femmes aux CA. Ne faisant pas toujours partie des cercles de prise de décision,

Les pays anglophones sont généralement plus ouverts aux femmes, à leur tête le Kenya. Les pays arabes, pour leur part, sont les derniers de la classe

elles ont moins de chance d’être cooptées. Il existe aussi des faiblesses au niveau de l’application des réglementations», explique la représentante résidente de la BAD au Maroc, Yacine Fall.
Pourtant, avoir des femmes dans le CA c’est bon pour le business. «Plusieurs études ont démontré qu’il existe une corrélation positive entre la présence féminine dans les instances décisionnelles et la performance. Les entreprises les plus paritaires sont aussi celles qui souffrent le moins de problèmes de gouvernance», relève la présidente du CFA, Nezha Hayat.  
Afin d’encourager la participation économique des femmes, la BAD prépare un fonds de capital investissement qui répondrait aux besoins en capitaux de PME féminines dans plusieurs pays du continent, y compris au Maroc. 15 à 20 structures seront soutenues, permettant de créer plus de 2.000 emplois pour les femmes sur les 5 prochaines années. Une base de données alimentée en études et analyses sur le genre en Afrique sera également créée.
Au Maroc, la marge de progression est encore énorme. Les choses pourraient avancer avec un peu plus de «bonne volonté». La directive de Bank Al-Maghrib, par exemple, invitant des établissements de crédit à intégrer plus d’administrateurs indépendants, dont des femmes, a commencé à donner ses fruits. Plusieurs banques de la place ont récemment ouvert leur CA à des dames. Le CDVM aussi prépare deux mesures dédiées, dont l’obligation de communiquer des informations sur la bonne gouvernance et le genre, et des remises sur les commissions liées aux appels publics à l’épargne pour les sociétés les plus paritaires. 
Ahlam NAZIH   
 

 

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