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Régions

Fès: Azami révise son budget communal

Par L'Economiste | Edition N°:4673 Le 22/12/2015 | Partager
L’Intérieur exige un budget plus élevé pour les bénéficiaires du Ramed
Aucun sou pour les projets d’équipement, une première…

Nouvelle opportunité pour le budget 2016 de la mairie de Fès qui vient d’être approuvé à l’unanimité par le conseil communal, mais qui reste toujours suspendu au OK du ministère de l’Intérieur. Pour rappel, la première copie du maire PJD, Driss Azami El Idrissi, avait été rejetée par la tutelle. Ce qui a provoqué des remous au sein des instances qui l’ont noyé sous une salve de critiques. Pour Aziz Filali, ex-président (PI) de l’arrondissement de Fès-médina, aujourd’hui conseiller MP, «il est inadmissible que le ministre du Budget ne réussisse pas à proposer un budget communal acceptable». «Fort heureusement que l’Intérieur est là pour corriger l’excès d’avance et penser aux 250.000 pauvres bénéficiaires du Ramed…», inflige Filali. Même son de cloche auprès de Abdelillah Fassi Fihri, conseiller PAM, qui regrette fortement que «les élus n’aient pas été associés aux discussions autour du budget, au cours de la commission financière, dans sa première et sa deuxième version». Ce à quoi le nouveau maire répond:« j’assume mes responsabilités dans le rejet de notre budget… J’invite tous les conseillers qui ont voté à l’unanimité pour ce budget à en faire autant».
Pour rappel, le nouveau maire a raté son budget communal, voté en novembre dernier. Ce qui est considéré comme une première dans les annales de la Commune urbaine de Fès depuis sa création en 1963, et que certains n’hésitent pas à qualifier de «scandaleux». Sommé par l’Intérieur de revoir sa copie, Azami a réuni 73 des 97 conseillers communaux en session extraordinaire, le 18 décembre. Lors de cette assemblée, le maire est venu avec une nouvelle proposition de budget, revue à la baisse, la première étant trop ambitieuse. Elle prévoyait une augmentation de la TVA transférée de 35%, par rapport à 2015, alors que l’Etat affirme que cette manne budgétaire restera inchangée en 2016, au profit de toutes les villes.
Ainsi, au lieu d’un premier budget prévisionnel de plus de 800,4 millions de DH, la feuille qui a été révisée et adoptée, prévoit seulement 741,64 millions de DH de recettes, avec une manne de TVA de 236 millions de DH (la même qu’en 2015). Encore faudrait-il noter qu’avec ces nouvelles prévisions, le budget de Azami est en hausse de 90 millions de DH, par rapport à celui de 2015 (651 millions de DH). Etant donné que l’activité est en berne, ce budget reste ambitieux et difficilement atteignable. Seule la manne de la TVA, assurée par les transferts de l’Intérieur, est garantie (236 millions de DH). Pour le reste, la mairie devrait fournir plus d’efforts pour fructifier les recettes. A ce titre, Azami annonce la signature imminente d’un accord tripartite réunissant sa commune, l’administration régionale des impôts et la wilaya. «L’objectif de cette convention est de coordonner les actions pour collecter les impôts, et notamment les taxes sur les terrains non bâtis (TNB)», précise le maire.

Ce qui a changé

Sur un autre registre, le conseil a été appelé par la tutelle (ministère de l’Intérieur) à programmer une dépense obligatoire. Il s’agit du Ramed auquel les élus ont consacré 10 millions de DH, au lieu des 2,8 millions envisagés précédemment. Ainsi, quelque 250.000 personnes démunies vont bénéficier des prestations du Régime d’assistance médicale (Ramed). Il faut signaler qu’avec la «révision budgétaire», l’enveloppe initiale promise à la Radeef revient à la case de départ (52 millions de DH), tout comme celle réservée à l’entretien des lampadaires, et bien d’autres secteurs. Toutefois, les primes dédiées aux associations sportives, arrondissements, entretien des cimetières, contentieux, et dettes vont augmenter. Pour ce dernier volet, la commune s’est engagée à payer 159 millions de DH de dettes en 2016. «Et ce n’est pas nouveau, puisque nous avions toujours consacré 20 à 26% du budget de la commune au paiement des dettes et arriérés. La nouveauté, cette fois-ci, c’est que l’on a voté un budget où les projets d’équipement brillent par leur absence…du jamais vu», conclut un conseiller communal.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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