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International

Turquie
L’instabilité politique effraie les investisseurs

Par L'Economiste | Edition N°:4588 Le 13/08/2015 | Partager
A la guerre contre le PKK s’ajoute la menace de dissolution du parti kurde
Le tourisme accuse le contrecoup des problèmes de sécurité

La déstabilisation sécuritaire que connaît actuellement la Turquie risque de devenir un frein à son économie. Jusqu’à présent, les risques d’attentats étaient concentrés dans l’est du pays et près de la frontière avec la Syrie. Mais les attentats de lundi dernier (voir édition du mardi 11 août) à Istanbul pourraient changer la donne. Le secteur touristique fait déjà les frais de l’instabilité au Moyen-Orient depuis plusieurs mois et la tendance pourrait se dégrader si le calme n’est pas vite rétabli sur le sol turc.
 Les problèmes de sécurité risquent donc de fragiliser le tourisme, qui est l’une des plus importantes sources de revenus du pays. La Turquie est la sixième destination de vacances la plus populaire dans le monde, avec plus de 35 millions de visiteurs étrangers par an (dont des milliers de Marocains), selon les données de l'Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies. Mais, au cours du deuxième trimestre de l’année, la baisse des revenus touristiques a atteint 13,8%, révèle l’Institut turc de la statistique. Par exemple, la fréquentation touristique française a chuté de 22,3% lors de cette période.
Aux problèmes d’insécurité s’ajoutent ceux de l’instabilité politique. Depuis les dernières élections législatives, le 7 juin dernier, le parti au pouvoir AKP a perdu sa majorité absolue à l’Assemblée nationale. Cependant, d’ici le 23 août, si aucune coalition gouvernementale n’est formée, de nouvelles élections législatives seront organisées pour permettre un accord entre le pouvoir en place et les trois autres principaux partis de ce pays de près de 75 millions d’habitants (2013). Toutes ces incertitudes sur le futur du pays vont d’une manière ou d’une autre effrayer les investisseurs, qui indéniablement ne prendront aucun risque.
Autre mauvaise nouvelle pour l’économie du pays, elle est en phase de ralentissement. L’an dernier, la Turquie avait enregistré un taux de croissance de 2,9%, alors qu’en 2010 et 2011, elle détenait la deuxième croissance mondiale, derrière la Chine, avec près de 9%. «L’insécurité dans le pays et à ses frontières menace la prévision de croissance de 4% fixée par le gouvernement cette année », analyse Ilya Lazarev, économiste à Natixis et cité dans le journal Les Echos. «La croissance devrait plutôt se fixer aux alentours de 3%», ajoute-t-il. En revanche, l’inflation reste élevée en atteignant 6,8% en juillet et un taux de chômage de 9,6%. De la même manière, la monnaie, la livre turque, s’est dépréciée, face au dollar, de 15,4% depuis le début de l’année, se retrouvant ainsi proche de son plancher historique.
Quentin MALAPERT

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