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International

Dévaluation du yuan
Coup de froid sur les matières premières

Par L'Economiste | Edition N°:4588 Le 13/08/2015 | Partager
L’aluminium, le cuivre et le zinc décrochent
Les analystes de Natixis prédisent une riposte des concurrents
Les sorties de capitaux feront baisser d’autant plus la devise

Le 12 août, la banque centrale chinoise a abaissé de 1,62% (à 6,33 yuans pour un dollar, contre 6,22 yuans mardi 11 août), le taux -pivot autour duquel le renminbi est autorisé à fluctuer. L’institution avait déjà réduit la veille de presque 2% ce taux de référence.La monnaie chinoise s’est échangée, mercredi, jusqu’à quelque 6,44 yuans pour un dollar, au plus bas depuis 2011

Mercredi 12 août, Pékin a de nouveau abaissé le niveau de référence du yuan, pour le deuxième jour consécutif. Ce qui accentue la dévaluation de la monnaie chinoise, tombée au plus bas depuis quatre ans face au dollar.
Cette dévaluation a fait trébucher les Bourses et les cours des matières premières. Les métaux industriels (dont la Chine consomme entre 40 et 50% de la production mondiale) ont donc été particulièrement touchés. C’est le cas pour les cours de l’aluminium, du cuivre et du zinc.
Pour les analystes, un yuan plus bas rend ces matières plus faibles et peut soutenir les exportations du pays. Mais cela affaiblit également la capacité de la Chine à importer les matières premières comme le pétrole (en début de semaine, les cours repassaient sous les 50 dollars).
Le yuan est dévalué pour relancer l’économie. La situation du commerce extérieur chinois a continué de se dégrader en juillet. Les exportations ont reculé de 8,3% par rapport à juillet 2014 à 195,10 milliards de dollars, tandis que les importations ont chuté de 8,1% à 152,07 milliards de dollars. Aussi, les indicateurs font référence au ralentissement de la production industrielle.
Que se passerait-il si les autorités chinoises laissent les sorties de capitaux entraîner une dépréciation importante du RMB? D’après les analystes de
Natixis (1), «l’anticipation de cette dépréciation peut entraîner à court terme des sorties de capitaux plus importantes encore depuis la Chine et une tendance à une dépréciation effective forte du RMB (yuan ou renminbi)».
«La guerre des changes déclarée par la Chine pourrait entraîner, par réaction, des politiques monétaires plus expansionnistes dans les pays concurrents de la Chine (Japon, Corée, émergents...), d’où une dépréciation des devises de ces pays vis à vis du dollar et de l’euro. La dépréciation va aussi conduire à une plus grande prudence de la Réserve fédérale», notent les experts.
Avec l’amélioration de la compétitivité-coût de la Chine et le soutien induit à l’industrie chinoise, il faut  «s’attendre à un recul des cours boursiers dans les pays dont l’industrie est concurrente comme le Japon, l’Allemagne, la Corée, mais aussi à une hausse des prix des matières premières». Globalement, le changement de politique de change de la Chine passe un signal négatif sur l’économie chinoise.
Pour l’équipe de Natixis, «avec la politique monétaire plus expansionniste en Chine (arrêt de la baisse des réserves de change) et dans les pays concurrents de la Chine (volonté d’affaiblissement des taux de change), la politique monétaire mondiale devient plus expansionniste. Ce qui doit conduire à une baisse généralisée des taux d’intérêt à long terme».o
F. Z. T.

Des opportunités sur le marché marocain

La dévaluation de la monnaie chinoise va entraîner une baisse des prix des produits exportés. C’est peut-être une aubaine pour les importateurs marocains. L’Asie est le deuxième partenaire commercial du Maroc. Il intervient pour 18% dans le total des échanges commerciaux en 2014, selon l’Office des changes. Le géant asiatique a multiplié des contrats pour accélérer l’internationalisation du renminbi. Dans ce sens, Bank Al-Maghrib a conclu un accord d’échanges de devises (swap) portant sur 15 milliards de DH avec la Banque centrale de Chine (cf. notre édition N° 4514 du 28/04/2015). Les entreprises de l’import/export n’ont plus besoin de passer par le dollar pour le règlement des échanges avec la Chine. L’empire du Milieu représente 6% des échanges extérieurs du Maroc soit 32 milliards de DH (Source: Centre marocain de conjoncture). Les exportations  sont constituées pour l’essentiel par les phosphates et dérivés. Les importations, elles, sont dominées par les achats de voitures, des machines automatiques et des intrants pour les industries textiles et cuir.

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La note économique «Quels effets si les autorités chinoises mettent en place une forte dépréciation du RMB?» est signée par Patrick Artus, Alicia Garcia Herrero et Evariste Lefeuvre.
 

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