×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Tourisme: Les professionnels cherchent de nouveaux leviers

Par L'Economiste | Edition N°:4546 Le 12/06/2015 | Partager
Ils font le bilan à mi parcours de la vision 2020
Gouvernance, aérien et promotion au cœur des débats du 13 juin

Pourvoyeur de recettes et d’emplois, le tourisme est un secteur à forte croissance. La vision 2020 devait en principe doubler ses performances pour atteindre à terme 140 milliards de DH de recettes

Entre les baisses avancées par le ministre du Tourisme et celles des professionnels (opérateurs locaux et tour opérateurs étrangers), il y a une différence. Mais peu importe, les deux sont d’accord pour dire que l’année 2015 est une année «très très difficile» pour le secteur du tourisme. Dans un contexte marqué par la contraction sur des marchés émetteurs majeurs, l’activité sur les 4 premiers mois de l’année a enregistré une grosse contre performance des marchés français, italien et espagnol et une baisse des recettes touristiques qui sont passées de 12,24 milliards de DH pour le 1er trimestre 2014 à 11,56 milliards de DH pour la même période en 2015. Les raisons, on les connaît: la crise européenne, le déficit d’image, les amalgames autour de la région d’Afrique du Nord…qui ont contribué à la chute de plusieurs marchés européens. Face à cette conjoncture, le peu de soutien au secteur inquiète ces opérateurs alors qu’après l’impulsion donnée par la Vision 2010, la stratégie nationale du tourisme à l’horizon 2020 avait érigé ce secteur au rang des priorités économiques nationales avec une feuille de route: placer le Maroc parmi les 20 premières destinations mondiales et atteindre les 20 millions de touristes. Or à mi parcours de cette date, les professionnels du tourisme ont le sentiment que leur secteur a perdu de sa visibilité. «Il ne semble plus être une priorité du gouvernement», estime Abdelatif Kabbaj, président de la CNT, (cf. L'Economiste du 3 juin 2015). Il est plus que nécessaire de faire un bilan d’étape. Et c’est ce que s’apprête à faire la Confédération nationale du tourisme (CNT) qui tient ce week-end un forum national dont L’Economiste est le partenaire exclusif. Le forum rassemblera 300 décideurs avec un seul mot d’ordre «La mobilisation». Celle de la profession pour faire un état des lieux de la situation du secteur et surtout proposer les leviers nécessaires à son développement. L’objectif est de redonner une nouvelle impulsion au tourisme, notamment en cette période de redéploiement de la Vision 2020, où les acteurs ont besoin de visibilité et d’accompagnement, indique-t-on auprès de la CNT. Pour Abdelatif Kabbaj, président de la CNT, l’idée est de formuler les propositions et les recommandations de la CNT. Au programme, une analyse des statistiques nationales qui sera présenté par le nouveau président de l’observatoire du tourisme, Said Mouhid. Une occasion peut-être pour confronter les différents chiffres officiels et les statistiques régionales. Mais le plus gros du débat sera consacré aux quatre chantiers de la vision 2020: l’aérien, la gouvernance, le tourisme interne et la promotion. Ce dernier est l’un des maillons faibles car tout comme pour 2014, les arbitrages budgétaires en 2015 ne se font pas au profit du tourisme et ce, malgré les «promesses». Et c’est d’autant plus inquiétant aux yeux des professionnels que le Maroc traverse une crise sans précédent. Les opérateurs souhaitent donc que le gouvernement augmente d’au moins 100 millions de dirhams par an, le budget de l’Office qui est de 500 millions de DH y compris les redevances de la taxe aérienne. Ils souhaitent aussi une concertation «en amont» avec la Confédération.

La traque de l’informel à Marrakech

Il y a visiblement un véritable gap entre le nombre de touristes qui arrivent à l’aéroport de Marrakech, locomotive du tourisme et ceux qui atterrissent chez les hôteliers. Le nombre des passagers enregistrés durant les cinq premiers mois de l’année en cours est en hausse de 1% (soit 1 751 988 passagers en 2015 contre 1 729 891 passagers en 2014). Pour la wilaya de Marrakech, ce gap s’explique aussi par la non déclaration des statistiques de la grande majorité des maisons d’hôtes et au phénomène de l’hébergement informel qui ne cesse de croître. Pour lutter contre le phénomène, les autorités mènent depuis le début de l’année une campagne qui s’est soldée par la remise à l’ordre de 400 maisons d’hôtes. 162 ont été classées par la commission régionale de classement des établissements touristiques.

Badra BERRISSOULE

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc