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Régions

Fès/Médina
La restauration sous haute surveillance

Par L'Economiste | Edition N°:4429 Le 26/12/2014 | Partager
Un des chantiers que le wali suit en personne
Hautes instructions pour réactiver tous les projets à l’arrêt

La restauration de la médina est un dossier qui préoccupe Mohamed Dardouri, wali de Fès-Boulemane. Celui-ci consacre beaucoup de temps à ce vaste chantier qui pèse plus de 616 millions de DH, notamment en y effectuant des visites régulières

P2I, Zone franche, FèsShore, Oued Fès, restauration de la médina… tous les projets devraient connaître un nouveau départ. C’est ce qu’annonce Mohamed Dardouri, wali de la région de Fès-Boulemane. Depuis plus d’un mois, le responsable territorial multiplie les rencontres avec les différents départements ministériels. Le mot d’ordre est de sortir la capitale spirituelle du marasme économique et social. La recette: préparer le projet du «Grand Fès». Pour y arriver, une impulsion est donnée aux programmes déjà lancés. Parmi ces derniers figure la restauration de l’ancienne médina et de ses monuments. Un chantier où l’on devrait croiser le fer pour respecter les nouveaux délais. «Sur instruction royale, la réhabilitation de 27 monuments historiques devrait être fin prête en novembre 2015», indique Fouad Serrhini, directeur de l’Agence de développement et de réhabilitation de la médina (Ader-Fès). Et de poursuivre: «Un tableau de bord de l’état d’avancement des travaux est dressé quotidiennement». Ainsi, le wali est informé au jour le jour des situations. Il effectue des visites de chantier en personne accompagné par Fouad Serrhini. Dimanche dernier, direction Fès-Jdid. Ce quartier abrite des commerces mais aussi des monuments en cours de réhabilitation, dont le fameux Borj Sidi Bouanafae. Une petite heure à s'enquérir de l’état d’avancement du chantier. Puis route vers le quartier Talaâ, où le wali visite une ancienne demeure rachetée récemment par un homme d'affaires casablancais et dont les travaux de sauvegarde sont en cours. «Les privés sont partenaires de la restauration de la médina», précise le wali. Un peu plus loin, il se rend à riad Lalla Laaroussa, un bâtiment qui date du XVIIe siècle. Réhabilité il y a quelques années, l’édifice a repris sa vie grâce à Fred Sola, sa femme Cathy et son beau-frère Thierry qui l'ont racheté en 2005 à la famille Benkirane spécialisée dans la fabrication du «khliî». Il a fallu 18 mois pour ramener le riad à sa beauté originelle et de le transformer en un hôtel de charme de 8 chambres et suites. Cathy, l’épouse de Fred, vient d’entamer la restauration d’un petit local qu’elle aménagera en bibliothèque au grand bonheur des enfants de Derb Labchara. Pour Dardouri, «c’est de cette manière que l’on pourra sauver le patrimoine de la médina… tous les monuments historiques doivent créer des emplois et avoir un rôle économique qui pourrait garantir leur survie». La visite se poursuit à Dar Dmana et Foundouk Sagha. Les deux sites seront restaurés incessamment. Dans les ruelles, la précarité des habitants de la médina est palpable. Par la suite, Dardouri est rejoint au quartier Sagha par l'architecte Abdelkader Nadri, chargé du suivi de la restauration de la médina de Fès. Foundouk El Barka, place Lalla Yeddouna, Medersat Seffarine, Oued El Jawahir, et Place R’cif sont au programme. Dans certains chantiers, comme c’est le cas pour Medersat Seffarine (construite en 1280), il est préconisé de travailler sans relâche pour achever les travaux de sauvegarde avant fin 2015. «Tout le défi est de respecter les délais de réalisation», indique Dardouri. Ce dernier part aussi à la rencontre des commerçants de Kissariat El kifah (le plus ancien mall de la médina) pour les rassurer sur le démarrage imminent des travaux. La tournée s’achève vers 17 heures. Tout le monde est épuisé. Le wali rentre chez lui. Il prépare une autre journée…
De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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