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Ciment: L’année inscrite dans le rouge

Par L'Economiste | Edition N°:4428 Le 25/12/2014 | Partager
Une baisse de 6% en novembre
La forte dépendance à l’immobilier tire les volumes vers le bas

Après l’embellie de 2011 et 2012, la consommation du ciment accuse une baisse en 2013 avant de revenir à des proportions similaires à celles de 2010

Les pronostics sur les ventes du ciment viennent confirmer les contre-performances commerciales du secteur en 2014.  La consommation du ciment a accusé une baisse de près de 6%, en novembre dernier. Un recul qui vient s’ajouter au trend baissier du mois précédent qui s’est établi à -5,1%. Une note de la direction des études et des prévisions financières (DEPF) vient d’ailleurs de nuancer ce recul en évoquant une légère atténuation de la baisse par rapport à l’exercice précédent (-6,5%). Les ventes du ciment restent un indicateur-clé pour mesurer le pouls du secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) et de l’immobilier. Ce contexte s’est traduit par un ralentissement mécanique de la demande suite à la baisse des mises en chantier entre 2013 et 2014,  l’éclatement de la bulle spéculative de 2011/2012 ou encore les retards pris dans le déploiement effectif  du dispositif de logements pour la classe moyenne. A lui seul, rappelons-le, le logement consomme 80% de la production des cimentiers. Bien évidemment, cette dépendance au marché de l’immobilier tire les ventes de ciment vers le bas, acculant un géant comme Holcim à augmenter ses tarifs de 2% tous les ans afin d’éviter «les grands coups d’accordéon». Concernant les projections sur les prochains exercices, deux tendances se profilent. Pour les pessimistes, «les années à venir sont préoccupantes. Certains opérateurs broient du noir et tablent sur une stagnation». Les plus optimistes tablent sur un léger redressement de l’activité pour les deux années à venir. Mais tout dépendra réellement «des dispositions de la loi de Finances 2015 et des actions et incitations de l’Etat», explique un membre de l’Association professionnelle des cimentiers (APC).
A nuancer que cette contre-performance commerciale est accompagnée par le renforcement de 5,2% des crédits alloués à l’habitat à fin octobre 2014, après une hausse de 4,9% enregistrée un mois auparavant. Pour leur part, les crédits accordés à la promotion immobilière ont enregistré un repli de 4,2%, après une baisse de 6,2% le mois précédent. Du coup, l’encours global des crédits alloués au secteur immobilier est passé  à 236 milliards de DH. Ce qui représente une progression de 2,6%, selon le DEPF. Quant aux prêts accordés dans le cadre du Fonds de garantie (Fogarim et Fogaloge), ils se maintiennent à la  hausse avec  respectivement 35,2 et 15,7%, à fin octobre dernier. Sur un tout autre registre, Bank Al-Maghrib a relevé une hausse du volume des transactions du secteur immobilier de 9,3% au titre du 3e trimestre. Il a ainsi enregistré une amélioration de 11,8% dans le résidentiel, de 6,9% dans les biens commerciaux ou encore de 1,1% dans le foncier.
A.At

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