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    International

    Acculé, Poutine promet une sortie de crise

    Par L'Economiste | Edition N°:4424 Le 19/12/2014 | Partager
    Nouvelles sanctions de l’Union européenne
    Le rouble s’est effondré de 40% depuis janvier 2014

    Pour le président russe Vladimir Poutine, les sanctions ont joué un rôle dans la grave crise monétaire dans laquelle le pays plonge

    Le président russe, Vladimir Poutine, cherche à apaiser les craintes de la population à l’approche des fêtes de Noël. Il a révélé pour le côté «people» être amoureux !
    Dans sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, il a promis une sortie dans les deux ans à venir de la crise économique qui touche le pays, accentuée par un effondrement du rouble.
    La devise russe est en baisse de 40% par rapport à son niveau au début de l'année. L’onde de choc monétaire promet des mois difficiles pour l'économie russe, selon les experts. La presse étrangère rapporte que certains fournisseurs et importateurs ont suspendu leurs livraisons en attendant de voir l'évolution des cours ou ont déjà augmenté leurs prix. Le Maroc est le deuxième partenaire commercial de la Russie en Afrique après l'Egypte. Le risque est que les exportateurs marocains soient confrontés au défaut de paiement.
    Affaiblie par les tensions géopolitiques et les sanctions, Moscou a connu aussi une baisse de l’investissement et des sorties de capitaux massives après la montée des tensions avec l’Ukraine. D’après les projections du FMI, le PIB de la Russie va rester stable en 2014 (0,2%) et connaîtra en 2015 une croissance modérée au rythme de 0,5%. Ceci grâce à une moindre baisse des investissements et à une hausse des exportations hors énergie.
    Le pays est toujours affaibli par les sanctions. Elles se sont d’ailleurs accentuées, le jeudi 18 décembre, après que l’UE eut imposé d’importantes mesures répressives concernant les investissements, les services et les échanges avec la Crimée et Sébastopol. Le but étant de «réaffirmer la politique de l'Union, qui consiste à ne pas reconnaître l’annexion illégale de ce territoire par la Russie», a indiqué le Conseil européen. Ces nouvelles sanctions ont été annoncées à quelques heures d'un sommet européen à Bruxelles,  les 18 et 19 décembre.
    Moscou est aussi durement touchée par la baisse des cours du pétrole (voir encadré), principale source de revenus pour l'Etat russe. «Si les prix se maintiennent à un faible niveau, la récession en Russie pourrait être profonde», a averti le groupement des banques internationales IIF. Pour sa part, le FMI surveille de très près la situation sur le marché des changes.
    Pour soutenir la stabilité du système financier, la banque centrale de Russie a annoncé une série de mesures.  Dès ce vendredi, la recapitalisation des banques sera étudiée à la Douma. Le plan prévoit aussi un meilleur accès aux liquidités en devises et un moratoire sur le passage de certaines pertes comptables. La banque centrale russe a porté également son taux directeur à 17%, soit une hausse de six points et demi, pour freiner la fuite des capitaux. En vain, pour l’instant.

    Le pétrole fait le yoyo

    La volatilité reste de mise sur les cours du pétrole. Après une série de baisses, les prix du pétrole ont repris légèrement dans la matinée de jeudi 18 décembre. Vers 11h15 GMT, le Brent valait 63,15 dollars et le WTI gagnait 1,76 dollar à 58,23 dollars. Les cours sont soutenus par la décision de la Banque centrale américaine (Fed) de maintenir ses taux d'intérêt inchangés et aidés par la demande de pétrole américaine. La présidente de la Fed, Janet Yellen, a indiqué que «le sévère repli des cours mondiaux du pétrole était globalement positif pour l'économie américaine et devrait doper le pouvoir d'achat des ménages américains». A noter par ailleurs que l'Arabie Saoudite a affirmé qu'il était «impossible de réduire sa production de brut».

    Fatim-Zahra TOHRY

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