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International

Etats-Unis/Cuba: Obama met fin à 50 ans de haine

Par L'Economiste | Edition N°:4424 Le 19/12/2014 | Partager
Les deux pays rétablissent leurs relations diplomatiques
Pour lever l’embargo, il faudra convaincre un Congrès très hostile

Washington et La Havane ont mis fin au dernier pilier de la guerre froide et qui a duré 50 ans. Après 18 mois de négociations secrètes abritées au Vatican et au Canada, le président américain a annoncé un rapprochement historique entre son pays et Cuba avec la libération des prisonniers de deux côtés. La décision a été accueillie avec enthousiasme un peu partout dans le monde. Le seul bémol vient de la forte communauté des exilés cubains et leurs descendants arrivés en Floride qui avait fuit le pouvoir castriste et qui se sent trahie. Au plan politique, la situation est un peu plus compliquée. Bien qu’Obama dit vouloir faire tomber le «blocus» contre Cuba, il n’en sera pas capable d’un point de vu légal, vu que les sanctions sont inscrites dans une loi baptisée «Helms-Burton». Il aura besoin du vote des républicains, qui détiennent le pouvoir des deux Chambres et qui vont forcément s’y opposer. 
Parallèlement, les milieux industriels, agricoles et financiers souhaitant faire du business avec Cuba et qui ont été contraints d’abandonner le terrain aux autres investisseurs qui n’appliquent pas de sanctions contre le régime cubain, vont très certainement faire du lobbying pour que l’embargo prenne fin dans sa totalité. De toute façon, même en cas de maintien des sanctions par le Congrès, Obama sera capable de les assouplir, accordant ainsi une bonne bouffée d’air frais à l’économie cubaine : les autorisations de voyages seront plus facilement accordées pour certains groupes, le commerce serait autorisé pour certains secteurs comme le bâtiment ou l’agriculture, les banques pourraient ouvrir des comptes de correspondants dans des banques cubaines, le plafond pour l’envoi d’argent depuis les Etats-Unis vers Cuba passera de 500 à 2.000 dollars par trimestre…
De plus, l’ouverture d’une ambassade à La Havane va aussi contribuer à améliorer le climat, surtout si le département d’Etat retire Cuba de sa liste des pays qui apportent «un soutien au terrorisme», ce qui est prévu par l’administration américaine.
Le fait le plus marquant de cinquante ans de haine réciproque entre les deux pays restera la crise dite des missiles soviétiques déployés à Cuba en 1962. Les Etats-Unis et l’Union soviétique étaient passés tout proche d’une confrontation nucléaire. Il s’en suivit l’instauration du blocus par le président J.F.Kennedy. Les relations entre Washington et La Havane reprennent, tandis que, ironiquement, Obama renforce ses sanctions économiques contre la Russie.


M.L

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