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    Oriental
    Le mouton Bni Guil victime de contrebande

    Par L'Economiste | Edition N°:4410 Le 01/12/2014 | Partager
    Des réseaux transfrontaliers profitent de la hausse des cours de la viande en Algérie
    Nécessité de sensibiliser les éleveurs et de proposer des alternatives

    Chaque semaine des milliers de moutons sont achetés aux souks hebdomadaires de la région et acheminés à la frontière de manière illégale

    Le cheptel de l’Oriental est menacé par les réseaux de contrebande. Depuis plus d’un mois des milliers de moutons passent illégalement de l’autre coté de la frontière algérienne. C’est ce que rapportent plusieurs éleveurs rencontrés lors des souks hebdomadaires d’Oujda et d’Ain Bani Mathar. Ils précisent que chaque semaine des intermédiaires investissent les souks et se chargent de l’achat des moutons pour les acheminer par camions à proximité du cordon frontalier. Des bergers marocains se chargent de les faire passer à d’autres bergers algériens. Lesquels, assurent le relais pour les faire arriver à destination. Ces transactions illégales s’effectuent au niveau de la province de Jerada aux voisinages des communes de Doukhlifa et Lahdahda. Des actions similaires s'effectuent plus au sud au niveau de la province de Figuig.
    Le phénomène est à ses débuts précisent les mêmes éleveurs, mais ils craignent sa recrudescence vu les prix élevés des viandes rouges en Algérie. Le prix d’un kilogramme de viande rouge ovine gravite autour de 1.300 dinars (un dirham marocain vaut plus de dix dinars algériens au marché noir). Des prix hors de portée d’une grande partie de la population algérienne. Pour casser ces prix et combler son déficit en viandes rouges, l’Algérie a importé au cours des sept premiers mois de cette année 31.540 tonnes de viande bovine congelée et 11.011 tonnes de viandes fraîches, selon un responsable au ministère de l’Agriculture et du Développement rural algérien.
    Officieusement, un grand intérêt est porté par les éleveurs et fournisseurs algériens au bétail marocain. La qualité de ce dernier est de renommée internationale (label de qualité européen pour le mouton des Bni Guil qui bénéficie du sceau Indication géographique protégée). Le seul handicap pour eux, c’est son prix élevé du moment que la transaction est illégale. Pour un ovin moyen de 1.400 dirhams il faut monnayer 20.000 dinars. De plus, les éleveurs algériens commencent à opter pour le bétail marocain adulte pour contourner la hausse des prix des aliments dans leur pays. Et c’est une double menace pour le Maroc surtout en période de sécheresse. Les subventions que supporte l’Etat pour laisser le prix à la portée et protéger le bétail, seront détournées de leurs objectifs.
    «Il est impératif d’impliquer davantage les populations locales dans la protection de leurs bétails par de réels projets de commercialisation à l’international», explique Ahmed Moukhtari, un éleveur de la région. Et d’enchaîner, «la valorisation passe par la mise en place de structures pastorales qui encouragent l’élevage, la commercialisation par les réseaux légaux, l'installation d'abattoirs spécialisés et modernes avec une réelle politique de promotion et d’incitation».
    De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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