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    «Il n’y a pas que le changement climatique»
    Tarik Kabbage, le maire d’Agadir accuse

    Par L'Economiste | Edition N°:4410 Le 01/12/2014 | Partager
    Des constructions sur des lits de rivières
    Des ponts, des ouvrages… à vau-l’eau

    Pour Tarik Kabbage, maire de la commune urbaine d’Agadir Ida Outanane, les conditions d’octroi de la classification aux entreprises doivent être mieux examinées

    - L’Economiste: Quelle évaluation faites-vous des dernières  inondations?
    - Tarik Kabbage: Globalement, au niveau d’Agadir, il n’y a pas autant de problèmes majeurs que dans d’autres provinces.  Les points noirs sont mieux maîtrisés, mais tout n’est pas encore résolu vu qu’il y a le problème de l’eau potable et de l’électricité qui se pose… Les routes coupées doivent aussi être rétablies au plus vite.  Il est vrai que la mobilisation soutenue de tous, autorités locales, services extérieurs, Ramsa, ONE, équipes de la commune urbaine… s’est faite en bonne intelligence. En prévision de ces pluies diluviennes et  au niveau de Al Kamra, le pont traversant le redoutable oued Lahouar a été revu le système des avaloirs a connu une amélioration. 
    Avec la Ramsa, le nettoyage, le curage et l’entretien aussi bien des caniveaux que des ouvrages amont  a été fait avec beaucoup de sérieux. Preuve que la gestion peut-être beaucoup plus efficace, et j’insiste toujours là-dessus. Par ailleurs, les barrages de protection de la ville ont également joué leur rôle. Ils ont limité les débits qui se déversent sur la ville. Quoiqu’il faille encore à nouveau corriger un certain nombre d’erreurs. Pour les citoyens, les élus que nous sommes sont les premiers responsables et, malheureusement, nous gérons les erreurs des autres.
    - Qui sont ces «autres » que vous accusez?
    -  La situation actuelle s’explique par les conséquences du changement climatique, mais il y a aussi des fautes que nous aurions pu éviter. L’état des routes et des ponts effondrés est la preuve que certaines entreprises qui arrivent à décrocher des marchés publics n’ont pas les qualités requises. En fait, il y a un système de qualification qui est très clair et précis quant au classement de ces entreprises. Et là, il y va de la responsabilité locale. La classification en elle-même permettrait d’écarter un grand nombre d’entreprises d’office. Toutefois, bien que n’ayant ces classifications ni en termes de moyens ni en termes de ressources humaines, et j’ai des preuves de ce que j’avance, ces structures arrivent à décrocher le fameux sésame. Cela prouve les défaillances au niveau de la délégation de l’équipement et du transport qui donne la classification. Il faut impérativement qu’il y ait des contrôles sur les conditions d’octroi. Car une fois que l’entreprise a la classification, la commune ne peut la refuser,  au risque d’être poursuivie en justice.
    D’un autre côté, tous les problèmes que nous avons aujourd’hui au niveau de l’urbanisme sont en relation avec Al Omrane. Cet établissement  n’hésite pas à construire sur le lit des rivières et aussi à vendre les lots comme c’est le cas de Taddart à Anza Al Oulia. Il ne faut pas donner d’autorisations de lotissement sans connaître l’impact direct et la situation géographique.

    - N’y a-t-il pas aussi de l’autocritique à faire?
    -  Bien entendu. Mais le problème, c’est que je n’ai pas suffisamment de cadres et je ne peux pas embaucher… Les résultats des concours sont surprenants! Souvent, les plus mauvais passent et les compétents pas. J’ai eu trois ingénieurs stagiaires qui ont fait leurs preuves durant trois ans, mais le jour du concours, elles ont été recalées. Ce qui est illogique. Malgré tout, la commune continue d’aller de l’avant avec les moyens qu’elle a.

    Propos recueillis par Fatiha NAKHLI

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