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    Management participatif
    Comment humaniser la fonction RH

    Par L'Economiste | Edition N°:4284 Le 27/05/2014 | Partager
    Un mode de gestion qui prend en compte les aspirations des employés
    Une entreprise plus humaine rend les équipes plus performantes

    Le management participatif consiste à intégrer des équipes au mode de fonctionnement d’une entreprise. Il repose sur la mise en place d’une démarche de développement personnel, sur la délégation des tâches mais également sur des dispositifs de régulation spécifiques tels que l’auto-contrôle(Ph. www.interface-conscience.com).

    EN matière de gestion d’organisation, l’approche directive est actuellement la plus simple et la plus utilisée. Elle consiste pour un manager à superviser, à évaluer puis à sanctionner des exécutants au sein d’un système particulièrement hiérarchisé où il assume seul les décisions et utilise un mode d’information ascendant. Mais cette méthode managériale est-elle la plus efficace de nos jours ? Il existe en effet de nouveaux modes de gestion tels que le management participatif qui prend en compte la dimension humaine en entreprise en impliquant directement les salariés aux décisions stratégiques.
    Le management participatif est un système managérial qui consiste à animer des équipes en les intégrant au mode de fonctionnement d’une entreprise. Il repose avant tout sur la prise en considération des attentes et des aspirations du personnel qu’il valorise en favorisant sa participation aux différents objectifs de l’organisme. Et ce n’est pas tout. Ce type de management entraîne la naissance d’une véritable culture d’entreprise prônant la communication, le dialogue, la prise de décision, le respect des autres ainsi que l’égalité des chances d’après Amine Chakof, consultant en management.
    Le management participatif repose sur plusieurs principes clés. Tout d’abord, il est essentiel d’impliquer les salariés concernés et de leur permettre de participer au processus de décision du groupe. Ce mode de management nécessite également la mise en place d’une véritable démarche de développement du personnel. Cela consiste à créer des conditions de travail favorisant l’écoute, la communication, la collaboration et le partage. Une manière efficace de développer la confiance individuelle mais aussi collective au sein de l’entreprise, ce qui renforce l’esprit de communauté. Le manager doit également apprendre à travers ce mode de fonctionnement à savoir déléguer son pouvoir en suivant le principe de subsidiarité selon lequel toute décision autorisée à être prise à un échelon inférieur ne doit pas être réévaluée par un échelon supérieur. Autre point crucial du management participatif, mettre en œuvre des dispositifs de régulation spécifiques encourageant l’autonomie et la responsabilité aussi bien sur le plan individuel que collectif. Il peut s’agir, entre autres, de l’auto-contrôle ou encore du droit à l’erreur.
    Instaurer un mode de management de ce type peut présenter de nombreux avantages. Du côté du personnel, la méthode satisfait les besoins et les attentes des salariés en rendant l’entreprise plus humaine et plus sociale. Elle leur accorde également une autonomie plus conséquente et le droit à la parole. Les employés sont alors plus reconnus, plus estimés mais également plus respectés. «Le management participatif valorise le rôle de chaque collaborateur et renforce son sentiment d’appartenance à l’entreprise», confie Amine Chakof dans ce sens. Le modèle satisfait également les dirigeants de l’organisation puisqu’il offre de nouvelles perspectives permettant de répondre aux objectifs de la façon la plus adaptée et la plus optimale possible. Résultat? Une plus grande efficacité des équipes qui permet alors à l’entreprise d’améliorer sa réactivité par rapport au marché, de maîtriser davantage le pilotage des actions, de prendre plus aisément et rapidement des décisions et d’accroître productivité et performance.

    Une méthode comportant des inconvénients

    LE management participatif n’est pas sans faille! Tout d’abord, ce système de gestion peut ne pas être accepté de la même manière par tous les salariés. «Le management participatif peut ne pas être accepté par tous les collaborateurs, ce qui peut altérer le climat social de l’entreprise. En effet, les salariés peuvent y percevoir une charge de travail supplémentaire et des responsabilités qu’ils ne sont pas supposés assumer», affirme dans ce sens Amine Chakof. Autre inconvénient possible, déléguer un certain nombre de tâches à des salariés qui n’y sont pas préparés ou impliquer l’ensemble des collaborateurs à une mission peut engendrer des pertes de temps considérables et des surcoûts importants. Les employés peuvent en effet prendre plus de temps que nécessaire pour résoudre un problème et atteindre un objectif, ce qui peut alors alourdir la charge administrative.

    K. A.

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