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    Economie Internationale

    Croissance: Situation contrastée en Afrique du Nord

    Par L'Economiste | Edition N°:4280 Le 21/05/2014 | Partager
    Le Maroc et la Tunisie en mode accéléré en 2015
    L’Egypte et la Libye plombées par l’incertitude politique
    Le décollage africain salué par la BAD, l’OCDE et le Pnud

    3,1 et 5,5%, ce sont là les perspectives macroéconomiques de l’Afrique du Nord pour 2014 et 2015. Si la Tunisie, l’Egypte et la Libye sont en rattrapage, l’économie marocaine devrait rebondir et se diversifier en 2015

    Les perspectives économiques de la région Mena sont bonnes. Plusieurs pays ont réussi à guider leur transition démocratique. En Egypte, l’économie devrait reprendre des couleurs en 2015 à condition d’un retour progressif de la stabilité politique et sécuritaire, selon le rapport 2014 sur les perspectives économiques en Afrique, conjoint de la Banque africaine de développement (BAfD), du Centre de développement de l’OCDE et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’incertitude politique s’est aggravée en Egypte en 2013 et la croissance est restée atone (autour de 2%), sans guère d’espoir de rebond pour 2014, selon les auteurs de l’étude.
    Les perspectives sont mitigées en Libye qui vit des tensions ces derniers jours. Les économistes tablent sur une reprise progressive de la production de pétrole en 2014/15, qui viendra étayer la croissance du PIB. En Tunisie,  les choses devraient s’améliorer en 2014 et 2015, à respectivement 3,3 et 4,6%, sur fond de stabilisation de la situation intérieure et de reprise économique dans la zone euro.
    Chez nous, l’économie devrait marquer le pas en 2014, avec un affaiblissement de la production agricole, mais la croissance devrait rebondir et se diversifier en 2015. La croissance du PIB sera de 3,2% en 2014 et 4,6% en 2015. D’après les dernières perspectives, l’inflation globale sera de l’ordre de respectivement 2,7 et 3%. Quant au solde budgétaire/PIB, il est estimé à -5,5% cette année et -4,9% l’année prochaine. Les recettes fiscales/PIB sont établies à 22,6% et 22,4%.
    En Algérie, après un léger ralentissement en 2013, la croissance devrait redémarrer en 2014 et 2015, dopée par une augmentation de la production de pétrole.
    Globalement, l’Afrique a bien résisté aux chocs intérieurs comme extérieurs et sur le point de connaître une solide croissance économique. La croissance du continent devrait s’accélérer à 4,8% en 2014 pour atteindre 5 à 6% en 2015. Les experts saluent «une croissance économique plus diversifiée, tirée par la demande intérieure, les infrastructures et des échanges de produits manufacturés de plus en plus soutenus à travers le continent».  Une participation plus efficace aux chaînes de valeur régionales et mondiales pourrait servir de tremplin à l’Afrique. Objectif: «diversifier son économie, mobiliser ses ressources intérieures et investir dans les infrastructures critiques».


    Fatim-Zahra TOHRY

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