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Solvency II ne convainc toujours pas

Par L'Economiste | Edition N°:4263 Le 25/04/2014 | Partager
Des insuffisances analysées sous le prisme de l’actuariat
L’indice de longévité, seul point fort du dispositif

C’EST connu, les contrats d’assurance vie s’appuient à la base sur des simulations mathématiques. «Ces bases concernent généralement le taux d’intérêt, la probabilité de décès définie par la table de mortalité ainsi que plusieurs éléments susceptibles de grever la prime», précise Pierre Devolder, professeur de finance et d’actuariat à l’université catholique de Louvain, lors de la conférence tenue sous le thème des «applications des produits dérivés en assurance».(1)
L’utilisation d’une table de mortalité débouche sur des participations bénéficiaires «équitables», qui peuvent varier dans le temps. A ce titre, la table ne dépend pas seulement de l’âge de l’assuré, mais peut également intégrer l’année et le lieu de naissance.
Du coup, les taux de participation bénéficiaires subissent des fluctuations suite aux effets de l’allongement de la durée de vie.
En s’appuyant sur le principe de la «fair-value», les assureurs ont la possibilité par la suite de quantifier le risque de longévité. Cet indice de longévité a même été intégré dans la charte des assurances, Solvency II. «Malheureusement, la réforme de solvabilité semble être une copie de Bâle III», précise Devolder. Il déplore le fait d’imposer aux assureurs des mesures qui ont pour vocation d’encadrer «les folies» des gestionnaires d’actifs. «Ce n’est pas parce que le risque de la longévité peut atteindre des niveaux importants que les marchés financiers iront mal», renchérit le mathématicien.
Selon lui, la situation actuelle du marché est le résultat du crash financier en 2007 ainsi que la titrisation des risques d’assurance gérés par des banquiers.
Pour le professeur, les deux chartes n’ont pas à être similaires vu que la perception d’épargne n’est pas la même. Les contrats d’assurances ont généralement une vision sur le long terme (plusieurs années) alors que la majorité des produits financiers suivent une logique de court terme (quelques mois). Du coup, dans leurs quêtes de diversification du risque, les particuliers montrent plus d’intérêt envers les produits d’assurance vie.

Un lot de taux de risque pris en compte

IL est nécessaire d’intégrer le risque d’intérêt ainsi que le risque de défaut, afin d’établir un contrat d’assurance. Le risque d’intérêt reflète l’incertitude sur les années à venir. Le risque de défaut est, quant à lui, régi par l’exigence de solvabilité à travers une barrière réglementaire à ne pas dépasser.
Pour Devolder, le contrat d’assurance peut se concevoir comme une option barrière, puisque les compagnies d’assurances doivent se tenir à des principes de solvabilité. «L’autorité de contrôle dans une compagnie d’assurances ne va pas accepter de souscrire un contrat pour 20 ans et attendre la fin du contrat, le pay-off (paiement final) de l’option pour faire une évaluation», explique Devolder.
L’autorité en question se doit de vérifier régulièrement que l’assuré est solvable. Elle doit vérifier que les actifs de son client restent au-dessus de la barrière. En cas de défaut, l’assurance récupère la participation bénéficiaire de son client pour la redistribuer aux actionnaires.

A.Lo
(1) Le séminaire a été organisé par Casablanca Finance City, et tenu à la Bourse de Casablanca.

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