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Entreprises

Un nouveau livre consacré à la RSE

Par L'Economiste | Edition N°:4263 Le 25/04/2014 | Partager
Un ouvrage de Tarik El Malki pour sensibiliser les entreprises
Corruption et manque de transparence en freinent le développement

Pour Tarik El Malki, professeur à l’ISCAE, et membre du Centre marocain de conjoncture, la RSE n’est pas un effet de mode. «Elle doit être intégrée dans la stratégie de développement de chaque entreprise»

APRÈS «Risque pays et stratégies d’internationalisation des firmes multinationales implantées au Maroc», Tarik El Malki vient de publier son nouveau livre sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE).
Pour ce professeur à l’ISCAE et membre du Centre marocain de conjoncture, «la problématique de la RSE s’impose d’elle-même dans un contexte de crise du capitalisme». Il justifie le choix de cette thématique par l’émergence de nouvelles notions telles que la reddition des comptes et la redevabilité. D’autant plus que «le modèle actionnarial qui prône la maximisation de la valeur pour l’actionnaire a montré ses limites, laissant émerger de nouveaux modes de production et de consommation plus responsables», a-t-il affirmé lors de la présentation de son ouvrage, jeudi dernier à Rabat. Pour lui, la RSE en fait partie. Mais ce concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités reste peu développé au Maroc. «Il existe très peu d’initiatives en matière d’économie d’énergie, de matières premières et en termes de recyclage des déchets».
Sur le plan social, «le droit de grève n’est pas respecté». Et d’ajouter que la participation des personnes atteintes d’un handicap au marché du travail demeure trop faible. En effet, à peine 10% d’entre elles sont actives.
En fait, le constat de cet économiste est fondé sur une enquête qu’il a menée sur la période 2008-2012 à Rabat, Tanger et Casablanca. Saïd Sekkat, président de la commission Label et RSE de la CGEM a confirmé ce diagnostic en rappelant qu’à peine 65 entreprises marocaines sont aujourd’hui labellisées RSE. Pour encourager les opérateurs économiques à intégrer la dimension socio-environnementale dans leurs stratégies de développement, El Malki a mis en valeur les avantages de ce nouveau concept. «La RSE ne provoque pas la décroissance. Elle implique seulement une prise de conscience socio-environnementale chez les entreprises», a-t-il affirmé. Le responsable du patronat abonde dans le même sens: «la RSE est un outil de résistance à la crise dans la mesure où elle améliore les relations avec les employés et les clients. Les salariés d’une entreprise qui a inscrit l’approche RSE dans sa stratégie de développement accepteront plus facilement une baisse de leurs revenus en période de crise», a-t-il dit.
Tarik El Malki, primé de la catégorie “Doctorat” du Prix de L’Economiste en 2011, est conscient des défis auxquels se heurte l’investissement des entreprises dans des actions socio-environnementales. Il cite particulièrement des facteurs culturels tels que la corruption qui n’encourage pas les opérateurs économiques à adopter la démarche RSE.

 

Hajar BENEZHA

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