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Culture

Une Université de la culture soufie annoncée

Par L'Economiste | Edition N°:4259 Le 21/04/2014 | Partager
Installée à Fès, elle prévoit des séminaires ouverts toute l’année
Bajedoub, Bennis, Chraibi…guest star pour la clôture du festival soufi

GRÂCE au festival de la culture soufie, dont la 8e édition est ouverte depuis une semaine, Fès renoue avec sa vocation de capitale spirituelle. En témoignent les débats créés lors de ce festival «Sur les pas d’Ibn Arabi» mais aussi les soirées de dikr (invocation) initiées à l’occasion de cet événement incontournable pour apaiser les esprits et nourrir la soif religieuse.
Ainsi,  le festival a convié un panel regroupant des sommités venant des quatre coins du monde pour débattre du lègue d’Ibn Arabi. Parmi les personnalités qui ont animé ce «forum de Fès: une âme pour la mondialisation» figurent Jamal Amrani, Mohammed Adlouni, Pablo, Eric Geoffroy, Denis Gril, Hayat Kara, Abdellah Ouazzani, Salamatou Sow, et Souad El Hakim. Pour cette dernière, «le soufisme d’Ibn Arabi est une voie d’enseignement et de “cheminement” spirituels qui s’inscrit au cœur de la tradition de l’Islam. Cette voie est aussi une expression de sa culture et, l’on pourrait dire, l’esprit même de sa civilisation». El Hakim, à laquelle le festival a rendu un vibrant hommage pour ses œuvres dédiées au maître «Akbarien», a proposé l’élaboration d’un guide pour  le cheikh Ibn Arabi. Séduit par cette idée, Mohamed Adlouni, chercheur et écrivain, a, quant à lui, reconstitué le parcours d’Ibn Arabi, ponctué de rencontres, de découvertes et d’aventures qui l’ont conduit à l’unité et à l’expérience de la proximité divine. Un parcours qui s’est achevé par le testament d’Ibn Arabi qui est le livre «Les conseils». L’universitaire Abdallah Ouazzani en retient trois : croire en dieu, élever son esprit à travers le spirituel, et respecter l’autre.
Le festival a baissé le rideau ce week-end sur deux tables rondes sur l’«exégèse coranique et du hadith selon Ibn Arabi et Jâlalu-Din Rumi», et la «présence contemporaine de l’œuvre d’Ibn Arabi». Le concert de vendredi a été animé, dans sa première partie, par l’ensemble Al Firdaus avec Ali Keeler. La 2e partie a été consacrée au Samâa de la Tariqa Wazzaniyya-Harraqiyya (Maroc).
Et samedi, les conférenciers ont débattu autour de la création d’une Université de la culture soufie. Celle-ci devrait reprendre l’ensemble de ces perspectives, les approfondir et les développer d’une manière durable. Elle serait liée à un grand nombre de centres de recherches, d’Instituts mais aussi de centres spirituels dans le monde entier, avec un programme de séminaires ouverts à la fois à un public national et international. Clôture en apothéose avec la soirée de Samâa, de chants et musique arabo-andalous dirigé par Mohammed Briouel et avec la participation d’un plateau de renom : Mohamed Bajedoub, Marwane Hajji, Mohamed et Abdelfatah Bennis, Saïd Chraïbi.

Ibn Arabi

Tous les chercheurs s’accordent à dire que l’existence d’Ibn Arabi, dès son entrée dans la Voie spirituelle et jusqu’à la fin de sa vie vers l’âge de quatre-vingts ans à Damas, ne fut qu’une recherche de la perfection et une évolution continue vers la vérité et la paix. Né à Murcie en Espagne, Ibn Arabi grandit dans un milieu que distinguent l’aisance matérielle et l’amour du savoir, et où règne une atmosphère de piété. Arrivé à l’âge adulte, il reçoit l’appel de Dieu et décide de se consacrer à l’approfondissement des études métaphysiques et traditionnelles et à la visite des grands maîtres spirituels en différents lieux de la terre d’Islam, pour profiter de leur expérience. Dans ce cadre, sa rencontre avec Averroès (Ibn Rushd) à Cordoue, et ses voyages au Maghreb et au Proche-Orient ont eu un impact déterminant sur sa pensée et son œuvre.

Youness SAAD ALAMI

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