×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Analyse
    R&D: Détails de la nouvelle stratégie

    Par L'Economiste | Edition N°:4240 Le 25/03/2014 | Partager
    Réforme de l’assistanat, bourse d’excellence, appel à projet,… la recette
    Le wifi généralisé aux universités et bientôt des tablettes pour les boursiers
    La tutelle prendra en charge les abonnements des revues numériques

    Il existe près de 21 pôles de recherche au niveau du Royaume. Ils se concentrent sous forme de points focaux au niveau de quelques universités. Les chercheurs de tous les établissements universitaires s’y réunissent pour promouvoir la R&D dans une compétence spécifique. Rabat et Casablanca sont celles qui abritent la majorité des pôles de compétences. A présent, le ministère est en cours de restructurer ces pôles afin d’en atteindre au maximum une dizaine. L’objectif est de rationaliser et optimiser les ressources afin d’obtenir de meilleurs résultats

    En matière de recherche scientifique, Lahcen Daoudi a des idées plein la tête. «Nous allons pour la première fois inverser la logique des échanges du Maroc, puisque la recherche se place désormais au sommet des priorités», annonce le ministre de l’Enseignement supérieur. Sa recette est toute faite. Pour commencer, il faut venir à bout du déficit criant en enseignants chercheurs, notamment dans des disciplines comme la gestion, l’économie, le droit ou encore la médecine. Ils sont aujourd’hui moins de 15.000 enseignants dans les universités, pour plus de 610.000 étudiants. D’ici deux ans, environ 25% d’entre eux partiront à la retraite. Afin d’attirer et de garder un maximum de profils derrière les murs de l’université, Daoudi propose, à travers la réforme de la loi 01-00 régissant l’enseignement supérieur, une nouvelle formule: l’assistanat. Les lauréats de masters et les doctorants pourront ainsi bénéficier d’un statut d’assistant avec un salaire attractif, pouvant aller à plus de 7.000 DH. Les négociations sont en cours avec le ministère des Finances. Actuellement, les rémunérations sont plutôt symboliques. Elles varient entre 180 et 200 DH/heure.  
    La tutelle joue aussi sur les bourses. Cette année, le Centre national de recherche scientifique et technique (CNRST) a octroyé 300 bourses d’excellence contre 200 l’an dernier, soit +50%. L’enveloppe est également passée de 2.200 DH/mois à  3.000DH. Pour la première fois, plus de 300 millions de DH, un financement 100% marocain, ont été réservés à des appels à projets en matière de R&D. Quelque 396 dossiers, dont 153 issus de 17 pays partenaires, viennent d’être soumis. Le processus d’évaluation est toujours en cours. Les doctorants participants à ces projets auront droit à des rétributions. La tutelle lorgne aussi les financements étrangers. Cette année, des experts dans la mobilisation de fonds seront formés. Le jeu en vaut la chandelle, puisque des sommes considérables sont mobilisées pour la recherche. L’Union européenne, par exemple, compte consacrer près de 79 milliards d’euros à l’espace euro-méditerranéen à l’horizon 2020 (voir édition n°4183 du 2013/12/31).
    Et plus question pour les universités de travailler en solo. Elles devront coordonner leurs stratégies de recherche, et même de formation, afin d’éviter les redondances de projets. Des réunions des responsables des établissements viennent d’être tenues à Casablanca et Rabat dans ce sens. L’objectif est de mettre en place, in fine, des pôles de compétences régionaux (voir illustration). 
    L’accès aux revues scientifiques et bases de données internationales est aussi dans le pipe. Le ministère prendra à sa charge le paiement des abonnements des universités. Il généralisera, en outre, le wifi à toutes les universités et cités. Lahcen Daoudi rêve aussi d’offrir des tablettes à tous les boursiers (près de 110.000). Il est d’ailleurs en train de négocier l’acquisition de terminaux low cost (70 dollars) auprès d’un fournisseur installé au Mexique.   Les enseignants devront également mettre la main à la pâte. Leurs promotions dépendront de leurs efforts de recherche et non plus de leur ancienneté.  
    La langue de recherche par excellence, l’anglais, devra aussi être maîtrisée par les futurs chercheurs. Des modules seront enseignés en anglais dans les écoles d’ingénieurs et les facultés. Les doctorants, quant à eux, devront justifier d’un bon niveau en la matière avant de pouvoir soutenir leur thèse.

    Les bourses de mérite bientôt généralisées

    Sur demande du chef du gouvernement, tous les étudiants démunis bénéficieront d’une bourse de mérite. Ils sont estimés à quelque 15.000 demandeurs. D’ailleurs, la tutelle vient de recevoir des listes par provinces. L’objectif est de réduire les inégalités et d’aider les pauvres à poursuivre leurs études. Ceci s’inscrit parfaitement dans la stratégie de Daoudi, pour atteindre l’équité.

    Rajaa DRISSI ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc