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Economie Internationale

Etats-Unis: Le plafond de la dette relevé

Par L'Economiste | Edition N°:4213 Le 14/02/2014 | Partager
L’Etat fédéral empruntera sans conditions jusqu’au mois de mars 2015
L’aval du Congrès est attendu cette semaine

Les démocrates jubilent suite au vote favorbale de la Chambre sur le prolongement sans conditions du plafond de la dette souveraine jusqu’au mois de mars 2015

L’OMBRE du «shutdown» s’éloigne définitivement des Etats-Unis, suite à ce que les observateurs ont qualifié de «capitulation surprise» des républicains sur un sujet qui avait cristallisé les tensions au Congrès durant trois ans.
Les adversaires de Barack Obama ont en effet laissé voter un texte le 11 février, autorisant l’Etat fédéral à emprunter jusqu’au 15 mars 2015, sans conditions. Déposée par les dirigeants républicains contre l’avis de leurs troupes, la mesure a été approuvée grâce au soutien des démocrates. Il reste l’aval du Sénat qui est indispensable. L’examen du texte aura lieu la semaine prochaine, a indiqué le chef de la majorité démocrate Harry Reid.      
Cette fracture entre leaders républicains et leur base, date depuis le mois d’octobre, lorsque les chefs de file de l’opposition échaudés par le psychodrame du «shutdown», avaient juré publiquement «de ne plus tenter l’impossible», et de prendre leur distance avec l’aile radicale du parti, à savoir les «Tea Party». L’adoption à une large majorité des budgets 2014 et 2015, en décembre dernier, est une preuve de ce nouvel état d’esprit.
Une situation qui est encore loin de faire l’unanimité chez les conservateurs. «La plupart des Républicains partout dans le pays pensent que nous ne devrions pas écrire de chèque en blanc au président et que nous ne pouvons pas continuer à emprunter sans contrainte sur les dépenses», explique le sénateur républicain Rand Paul.        
Pour les plus conservateurs, un accord de baisse des dépenses aurait dû être exigé en échange du relèvement du plafond de la dette, une tactique qui avait fait ses preuves en 2011 mais pas en octobre dernier. Les modérés, pour leur part, ont répondu favorablement à l’appel de la nouvelle présidente de la Banque centrale américaine, Janet Yellen. «Risquer un défaut serait extrêmement destructif du point de vue de notre économie, de nos marchés financiers et de la finance mondiale», a-t-elle averti.
«Les républicains sont les seuls qui reconnaissent l’existence d’une crise de la dette et ont essayé à plusieurs reprises de renverser la dangereuse tendance de dépense de Washington»,  précise Eric Cantor, numéro deux républicain de la Chambre. Les démocrates de leur côté ont crié victoire. Depuis des mois, ils exigeaient un relèvement sans conditions de la limite de la dette.                
Pour rappel, la limite légale de la dette, 17.211 milliards de dollars, a été réactivée vendredi 7 février, et le Trésor américain a prévenu qu’il avait besoin d’une nouvelle autorisation du Congrès pour pouvoir emprunter au-delà du 27 février, pour permettre aux Etats-Unis de payer leurs obligations: pensions de retraites, dépenses courantes mais aussi les intérêts payés aux créanciers internationaux.

Amine ATER

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