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    Rétrospective

    Rétrospective
    Dette publique: Au-delà des critères de Maastricht

    Par L'Economiste | Edition N°:4182 Le 30/12/2013 | Partager

    En deux ans, la dette publique aura augmenté dans des proportions plus élevées que sur une décennie. A fin novembre 2013, les charges de la dette hors budget se sont élevées à 132 milliards de DH contre 102,3 milliards à la même période de 2012, soit plus de 29%.
    De même, les intérêts ont grimpé de 14,1% à 20, 5 milliards de DH sur les onze premiers de l’année. On est donc loin de la situation où le ratio de l’endettement était limité à des niveaux jugés soutenables. Ce dernier frôle aujourd’hui la barre de 65% du PIB contre 60%, un an auparavant. C’est 5 points au-dessus des critères de Maastricht.
    Le risque de fragiliser davantage les finances publiques n’est donc pas écarté. Surtout si des efforts substantiels ne sont pas accomplis pour maîtriser la dépense.

    Le ratio de l’endettement grimpe à 65% du PIB

    A l’origine de cette aggravation se trouvent les déficits budgétaires enregistrés et leur financement par le recours aussi bien aux ressources intérieures qu’extérieures. Entre 2009 et 2012, le ratio de la dette intérieure est passé de 36,4% du PIB à 45,5%. Quant à la dette extérieure, son poids s’est élevé de 10,7% à 14,1% du PIB.
    Malgré cette évolution, des institutions financières internationales tout comme les pouvoirs publics se veulent rassurants. En effet, la structure de la dette est favorable du fait que les trois-quarts du stock de la dette globale sont constitués de la dette intérieure.
    Quant à la dette libellée en devises, son niveau est modéré. De plus, elle est contractée pour l’essentiel auprès de créanciers institutionnels à des conditions concessionnelles. Sans oublier que l’Etat a continué de se financer à des taux relativement bas et à allonger la maturité de la dette.
    Pour preuve, le remboursement du principal de la dette à moyen et long terme non encore échue a baissé de 23,6% à fin novembre 2013.


    A. G.

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