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    Economie

    Fonction publique
    L’Administration veut faire peau neuve

    Par L'Economiste | Edition N°:4181 Le 27/12/2013 | Partager
    Refonte du statut des fonctionnaires et adoption de l’approche de gestion par résultat
    Révision du système des rémunérations pour une plus grande équité
    Le recrutement basé sur des référentiels des emplois et des compétences

    Globalement, les postes budgétaires créés ont souvent dépassé le nombre des départs à la retraite, sauf pour la période de 2004/2005, qui avait connu l’organisation de l’opération du départ volontaire définitif

    LENTEUR, bureaucratie, corruption… l’Administration publique souffre de plusieurs maux. C’est du moins la perception répandue au niveau des différentes couches de la société. C’est pour rompre avec cette image, et redorer le blason de la fonction publique que l’Etat a entrepris un chantier de mise à niveau depuis quelques années. Surtout que la Constitution de 2011 a introduit de nouveaux concepts, comme la gouvernance, l’efficience de l’action publique, ou encore la reddition des comptes, comme l’a souligné Azzedine Diouri, secrétaire général du ministère de la Fonction publique. D’où un besoin pressant de modernisation des modes de fonctionnement de l’Administration publique. Cela passe notamment par la refonte du statut de base des fonctionnaires, actuellement en cours. Ce chantier sera accompagné d’une série de mesures visant le renforcement de l’efficacité du service public, afin de rétablir la confiance des citoyens. Il s’agit de différentes actions tirées des recommandations des Assises nationales sur la fonction publique, organisées il y a quelques mois. Il en ressort la nécessité de «définir, de manière précise, le champ d’application du statut de base de la fonction publique, et de déterminer les critères d’évolution de la carrière des fonctionnaires». Le département de Mohamed Moubdii devra également «renforcer la mobilité des fonctionnaires, tout en veillant à l’équilibre dans l’affectation des ressources humaines, afin de favoriser l’implémentation de la régionalisation». Au niveau de la bonne gouvernance, la nouvelle réglementation, très attendue par les professionnels, devra «lier la pratique de toutes les fonctions et responsabilités à la reddition des comptes, bannir toute forme de conflits d’intérêts, et définir les critères de transparence et de neutralité dans la gestion du service public». Cette orientation sera consolidée par «la limitation du pouvoir discrétionnaire de l’administration». Ce qui devra renforcer les efforts de lutte contre la corruption. Surtout que le nouveau statut de base prévoit également une refonte du système de rémunération, pour qu’il soit plus équitable, a fait savoir le secrétaire général du ministère de la Fonction publique. Sur ce point, le gouvernement entend également rétablir l’équilibre en matière d’avantages accordés aux fonctionnaires de certaines administrations, comme les primes au niveau du ministère des Finances. Ces chantiers devront être accompagnés d’une série de mesures au niveau managérial, notamment à travers la professionnalisation de la gestion des ressources humaines. Cela devra passer par la mise en place d’outils modernes comme les référentiels des emplois et des compétences, la gestion prospective des métiers, ainsi que la définition des profils dont auront besoin les différentes administrations. Il s’agit d’un modèle qui a déjà fait ses preuves dans le secteur privé.
    C’est dans ce sens que l’Administration a opté également pour une gestion des ressources humaines basée sur une approche par compétence. Un modèle qui favorisera une plus grande efficacité de la gestion orientée vers les résultats, et la corrélation entre les salaires et la compétence. Mieux, le ministère de la Fonction publique a déjà lancé une étude portant sur l’élaboration d’un système spécifique de l’évolution de carrière des fonctionnaires. Celle-ci se traduira notamment par la mise en place de nouveaux modèles de gestion de carrière. Aujourd’hui, les fonctionnaires sont regroupés dans le cadre de 36 systèmes de base, dont certains sont communs entre différents départements. C’est le cas de 11 systèmes comme ceux des gestionnaires, des ingénieurs, des médecins, des pharmaciens… Les systèmes spéciaux, dont le nombre s’élève à 18, concernent les fonctionnaires des ministères de la Justice, de l’Intérieur, de l’Enseignement supérieur, des Finances… L’ensemble des fonctionnaires publics coûtera à l’Etat près de 103,7 milliards de DH en 2014, avec une hausse de 46,9% par rapport à 2007.

    Absentéisme

    DES vestes trônant sur des chaises vides. Telle est l’image présente dans l’esprit de plusieurs citoyens en évoquant la fonction publique. Le phénomène d’absentéisme des fonctionnaires constitue l’une des principales défaillances qui a un impact négatif sur la relation de confiance avec les citoyens. Le gouvernement a essayé d’inverser la tendance à travers une série de mesures, comme le contrôle de la présence des fonctionnaires. Abdelilah Benkirane avait mis en place une circulaire en novembre 2012, appelant les fonctionnaires au respect de la réglementation en matière des autorisations d’absence. Parallèlement, les directeurs des ressources humaines ont été exhortés à suivre les cas d’absentéisme et à élaborer des rapports afin que leurs chefs hiérarchiques puissent avoir une visibilité sur le fonctionnement de leurs collaborateurs. Mieux, une commission interministérielle se réunit régulièrement pour s’assurer de la mise en œuvre des mesures prévues par la circulaire du chef du gouvernement.

    Mohamed Ali MRABI

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