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    Economie

    Où vont les investissements directs étrangers

    Par L'Economiste | Edition N°:4165 Le 05/12/2013 | Partager
    L’industrie devance l’immobilier et le tourisme au premier semestre
    Les IDE des Émirats arabes unis reculent

    Le Maroc ne profite pas assez du dynamisme de certains pays, notamment les Émirats arabes unis et les États-Unis,

    L’industrie est le premier secteur en termes d’attraction des IDE. En revanche, dans l’immobilier les investissements poursuivent leur tendance baissière

    respectivement premier et deuxième investisseur de la région Mena. Le constat est dressé par le dernier rapport de la Banque mondiale sur le «Développement économique et perspectives de la région Mena: investir en temps de turbulences».
    Un constat que la ventilation des investissements directs étrangers par pays au terme des six premiers mois de l’année confirme. Ces deux pays représentent à peine 11 et 3% des investissements drainés par le Maroc. Par rapport aux Emirats arabes unis, l’on note même un recul de 31,8% comparativement à l’année dernière marquée en particulier par les projets du groupe émirati Taqa, à travers sa filiale locale Jlec chargée du projet d’extension de la centrale électrique de Jorf Lasfar.
    Durant le premier semestre 2013, la France se maintient en tant que premier investisseur avec 9,7 milliards de dirhams sur un total de  21,8 milliards. Parmi les opérations réalisées, l’on note la cession par la SNI du bloc de contrôle de la Centrale Laitière à Gervais Danone pour un montant de 6,1 milliards de dirhams. L’Espagne qui talonnait habituellement la France marque encore une fois le pas en raison de la crise économique. Ses investissements au Maroc ont chuté de 76%. Au cours des six premiers mois de l’année, les IDE d’origine espagnole représentent à peine 3%. En revanche, l’on note une montée de ceux en provenance de Singapour: 11% des IDE en raison surtout de la cession de 27,5% du capital de Cosumar à Wilmar International pour un montant de 2,3 milliards de dirhams. 
    L’analyse des derniers chiffres de l’Agence marocaine de développement des investissements (Amdi) font ressortir une prédominance des investissements réalisés dans l’industrie. Ce secteur a attiré 11,8 milliards de dirhams contre 8,3 milliards en 2012 en particulier en raison des opérations Danone/Centrale Laitière, Kraft Food/Bimo et Cosumar/Wilmar International. L’industrie a ainsi pris une longueur d’avance sur l’immobilier où les IDE poursuivent leur baisse. Ils sont à 3,3 milliards de dirhams contre 3,7 milliards l’année dernière. L’énergie et les mines accusent aussi un léger recul alors que le tourisme a légèrement repris (voir infographie). Même si l’environnement économique international est défavorable, le Maroc continue a attirer les investissements. Et la tendance observée au cours du premier semestre se poursuit. A fin octobre, ils sont en hausse de 25% à 25,2 milliards de dirhams (le détail de ces investissements par secteur n’est pas encore disponible) . Cette attractivité est attribuée par certaines institutions internationales, comme la Banque mondiale, à la stabilité politique, la qualité de la main d’œuvre ainsi qu’aux infrastructures.
    Ceci étant, les experts de l’institution internationale recommandent le renforcement des institutions et l’amélioration du #img1##climat des investissements. Le projet de réforme de la Charte de l’investissement, censé instaurer la transparence dans les incitations et privilèges accordés aux investisseurs, tarde à voir le jour. Ce texte qui a fait l’objet de discussions au sein d’une commission interministérielle est finalisé et a été envoyé aux différents départements ministériels pour avis. La future Charte prévoit un régime conventionnel transversal, un régime spécifique et un traitement spécial pour les projets dits d’envergure. Ces derniers sont des projets pour lesquels aucun seuil d’investissement n’est prévu dans ce texte, mais l’octroi de ce statut ainsi que les avantages seraient de la compétence de la commission des investissements.
    Pour le régime transversal, le seuil d’éligibilité aux conventions avec l’Etat serait revu à la baisse: 150 millions de dirhams contre 200 millions auparavant.  En cas d’investissement en devises, l’apport serait de 100 millions de dirhams. D’autres exigences sont également prévues: un minimum de 250 emplois stables, un transfert de technologie et «le statut prioritaire» en investissant dans des activités ciblées.


    Khadija MASMOUDI

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