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Forum d’affaires Maroc-Brésil
Le modèle d’un géant émergent

Par L'Economiste | Edition N°:4163 Le 03/12/2013 | Partager
Le Brésil est autosuffisant en énergie, eau et alimentation
Il détient le 6e PIB mondial

La balance commerciale entre les deux pays est équilibrée. Elle gagnerait à diversifier sa composante

MÊME si le Brésil évoque pour beaucoup le football, le carnaval, la samba et les favelas, il fait partie incontestablement
des grandes nations économiques de ce monde. Il détient la 6e richesse avec un PIB de 2.223 milliards de dollars (le Maroc, c’est 100 milliards). Un destin souvent promis, longtemps ajourné, pour diverses incompatibilités mais qui, enfin, s’accomplit et s’assume. Le Brésil est le 3e producteur agricole mondial. Il importe pour plus de 1 milliard de dollars du Maroc, essentiellement des phosphates et dérivés ou encore des pièces aéronautiques. Le Forum d’affaires qui s’ouvre ce matin à Casablanca, organisé par Apex-Brasil, l’Agence de promotion des exportations, en partenariat avec la CGEM et la Chambre de commerce de Casablanca, «sera axé sur la diversification de nos échanges», selon l’ambassadeur du Brésil à Rabat, Frederico Duque Estrada Meyer.

Une chose est sûre, ce pays-continent d’Amérique du Sud, fédérant 127 Etats autonomes, grand comme plus de 7 fois le Maroc, le 4e plus grand au monde avec une superficie de plus de 8,5 km2, semble déterminé à jouer les premiers rôles dans le commerce mondial. Ses arguments sont sonnants. Il est le premier producteur de café, de poulet, de jus d’oranges, de fruits, de maïs, de soja, de sucre, de viande bovine...  «Sur 3 kg de viandes vendues dans le monde, 1 kg est brésilien, soit 30% de la viande mondiale de boeuf», caricature l’ambassadeur. Pas étonnant dans un pays où l’on compte plus de vaches que d’habitants. L’on y compte 220 millions de têtes contre 200 millions de Brésiliens. Le pays est pourtant doté d’une industrie moderne, au point de devenir «la ferme du monde», à l’image de la Chine cataloguée «usine du monde». Des entreprises de taille mondiale, Petrobras ou Vale (acier) tiennent en respect la concurrence. Il est le 3e constructeur mondial d’avions derrière Boeing et Airbus et 4e constructeur automobile au monde.
Mais pas seulement. Le Brésil est l’unique pays, d’un tel niveau de développement, à être autosuffisant en énergie, eau et alimentation. Et comme le disait le président Lula, le pays dispose d’un «passeport pour le futur dans ce domaine». C’est également le 5e producteur mondial de gaz et de pétrole offshore. Conscient de sa force de frappe et son savoir-faire économiques, le pays de la Samba n’hésite plus à afficher ses ambitions: jouer un rôle majeur au sein du marché commun américain, le Mercosur, et devenir le leader des pays émergents au sein du G20 et du BRICS…, «pour changer le monde», comme disait Lula.

Pour autant, on continue encore dans ce pays à faire cadeau d’un ballon à la naissance d’un garçon et d’une poupée pour les filles.


B. T.

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