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Economie

Croissance: Le CMC plus optimiste que le HCP

Par L'Economiste | Edition N°:4135 Le 21/10/2013 | Partager
3,7% en 2014 pour le premier, 2,5% pour le second
Une prévision en dessous de l’objectif du gouvernement

De gros écarts existent entre les prévisions de croissance établies par le gouvernement dans le projet de loi de Finances 2014 et celles avancées par le HCP, le Centre marocain de conjoncture et la Banque mondiale. En revanche, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement restent fort optimistes

La croissance marquerait nettement le pas l’an prochain, prédit le Centre marocain de conjoncture (CMC). Le taux attendu atteindrait, tout au plus, 3,7% en 2014. Le Centre affiche ainsi plus d’optimisme par rapport au HCP qui table, dans sa dernière livraison publiée en juin 2013, sur 2,5%. Mais les deux organismes fondent leurs prévisions sur le même jeu d’hypothèses lié à la conjoncture internationale et à la prochaine saison agricole. Des prévisions bien plus pessimistes que ceux de la Banque africaine de développement (BAD) et du FMI (Fonds monétaire international) qui tablent respectivement sur 5% et 4,8% pour 2014. Elles s’écartent également de l’estimation du projet de  loi de Finances 2014 qui fait état d’un taux de croissance de 4,2%. Or, si la plupart des pronostics remonte à plusieurs semaines, voire des mois, ceux du  Centre marocain de conjoncture viennent tout juste d’être publiés.
Selon le CMC, «les conditions de l’offre ne devraient pas connaître de changements profonds et les performances des activités agricoles demeurent pour une large partie tributaires des conditions climatiques». Néanmoins, il est fort probable que la saison qui démarre ne bénéficierait pas de la grâce du ciel à l’instar de 2012-2013. Du moins, les mêmes conditions favorables ne peuvent se reproduire à l’identique. Dans cette hypothèse, le secteur agricole et les activités qui lui sont liées pourraient constituer un facteur supplémentaire de ralentissement de l’activité, amplifiant en cela l’impact d’une conjoncture internationale toujours morose.
Pour ce qui est du secteur industriel, tout dépendrait de l’évolution des coûts de facteurs et des taux d’utilisation des capacités. A cet égard, le CMC n’écarte pas un changement profond dans la configuration de l’offre marocaine. «Les coûts  de production devraient subir des hausses sensibles sous l’effet du renchérissement des matières premières importés et de l’énergie, en particulier depuis la mise en œuvre  du système d’indexation», souligne le Centre. Ce qui est de nature à grever la compétitivité des produits industriels dans un contexte de concurrence aiguë.  
Sur ces bases, le rythme de croissance devrait connaître un ralentissement sensible en 2014 en comparaison avec l’exercice précédent. «Ceci, même  dans l’hypothèse d’une campagne agricole aux performances comparables à celles de la saison 2012-2013», anticipe le Centre marocain de conjoncture. Le repli par rapport à 2013 serait d’au moins 1,2 point, soit 3,7% en termes réels. D’où la nécessité d’accélérer les réformes structurelles à même de replacer l’économie sur une trajectoire de compétitivité, de croissance et de création de l’emploi. Et c’est en quelque sorte le rôle de la politique budgétaire qui doit insuffler  une nouvelle dynamique au système productif via la dépense publique, notamment celle de l’investissement. «Cependant, les perspectives budgétaires pour l’année 2014 ne semblent pas offrir des marges de manœuvre suffisantes», constate le CMC. La croissance attendue pour l’ensemble du secteur industriel ne dépasserait pas 2,1% contre 1,5% en 2013. S’agissant du secteur du bâtiment et travaux publics, ses principales activités devraient amorcer une légère reprise après la forte baisse constatée depuis le début de l’année. Le scénario prévisionnel table sur un rythme de croissance moyen pour ce secteur de 3,5% en 2014 contre à peine 1,3% en 2013.
Enfin, pour les branches commerciales et les services, une légère reprise est également pronostiquée. Un taux moyen de croissance de l’ordre de 4,3% est avancé.
Derrière cette toile de fond, des tensions inflationnistes seront aussi au rendez-vous. En cause, le renchérissement des coûts de production en particulier les cours de l’énergie et des matières premières. Le tout, conjugué aux effets de l’indexation partielle des prix du carburant.


A. G.

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