×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Les députés s’opposent à l’indexation

Par L'Economiste | Edition N°:4111 Le 12/09/2013 | Partager
Ils reprochent au gouvernement de décider seul, sans consulter le Parlement
Ils tirent la sonnette sur les impacts de la hausse des prix des carburants
Mesures d’accompagnement pour le transport et les entreprises industrielles à l’étude

Le système d’indexation partielle sera activé sur la base d’un baril de pétrole à 105 dollars. S’il passe à 120 dollars par exemple, l’augmentation du prix à la pompe sera de 1 DH le litre

Mohamed Boulif a été malmené par les députés de l’opposition alors qu’il était venu à la Commission des finances de la Chambre des représentants pour expliquer le système d’indexation (www.leconomiste.com). Pour le ministre, il s’agit d’une indexation partielle qui sera activée sur la base d’un baril de 105 dollars, avec une variation du prix de 2,5%.
Pour illustrer son propos, Boulif a donné l’exemple d’un baril à 120 dollars. Dans ce cas de figure, l’augmentation à la pompe sera de 1 DH le litre. Cependant, à partir de ce niveau, «une assurance prendra en charge le reste même si le prix du baril atteint 200 ou 300 dollars», a souligné le ministre. Sauf qu’il n’a pas révélé le montant que l’Etat dépensera pour cette assurance. Selon le ministre, si le prix varie entre 120 et 150 dollars le baril, le pays aura gagné 18 milliards de DH via ce système d’indexation. Par contre, si le prix du baril arrive à 60 dollars, la baisse pour les consommateurs sera de 2,80 DH le litre. Ce qui n’est pas possible dans la situation actuelle de la compensation. Il a évoqué les mesures d’accompagnement dans le transport. Il s’est limité à dire que des négociations sont en cours avec les professionnels pour qu’ils ne ressentent pas la prochaine hausse des prix. «S’il y a une augmentation, c’est le budget qui le prendra en charge», a-t-il dit. Selon nos informations, une formule de restitution de la hausse du prix des carburants aux transporteurs se fera via la poste. Dans cette opération, le ministère de l’Intérieur est une pièce maîtresse. Un soutien sera également apporté aux entreprises industrielles pour maintenir leur compétitivité. En tout cas, pour Mohamed Boulif, le système d’indexation n’est pas encore entré en vigueur. Une décision politique sera impérative.
Visiblement, l’exposé de Mohamed Boulif n’a pas été convaincant. Dès le début des discussions en commission, des députés l’ont pris à partie en lui reprochant d’avoir pris la décision de l’indexation sans venir en discuter avec le Parlement. L’ancien ministre Ahmed Chami (USFP) comme Noureddine Mediane, chef du groupe parlementaire de l’Istiqlal et d’autres députés ont dénoncé «la démarche qui consiste à prendre les décisions ailleurs et venir chez les députés comme si le Parlement était une chambre d’enregistrement». Pourtant, le gouvernement avait pris l’engagement d’organiser un débat national pour la réforme de la Caisse de compensation, a rappelé Mediane. «Ce qu’il n’a pas fait. Il s’est contenté de prendre la décision de l’indexation de manière unilatérale». Pour lui, d’autres alternatives pour faire dégager des ressources existent.
De son côté, Mustapha Hanine, député de l’Istiqlal, a attiré l’attention du ministre sur sa démarche concernant la réforme de la Caisse de compensation. «Le citoyen est la première étape de la réforme alors qu’il doit en être le dernier, à cause de la forte tension sociale», a-t-il dit. Pour lui, l’Istiqlal est contre toute hausse qui touche le pouvoir d’achat des citoyens, à moins de passer par le dialogue social avec les syndicats. Dans ce cas, une batterie de mesures avec des augmentations de salaires sera nécessaire.
L’ancien président de la Commission des finances reproche au gouvernement de baisser les bras devant les différents lobbys et d’aller vers la solution de facilité qui consiste à augmenter les prix et l’endosser aux citoyens. Abdallah Boinou, chef du groupe parlementaire du PJD, partage, en quelque sorte, l’avis de Hanine. Pour lui, la réforme de la Caisse de compensation est en retard à cause des lobbys.
Khalid Sbia, député de l’Istiqlal, rue dans les brancards. Pour lui, dans la réforme de la Caisse, une ligne rouge à ne pas franchir: il ne faut pas toucher au pouvoir d’achat. Le ciblage est essentiel. Selon lui, «après près de deux années au gouvernement, il fallait un débat pour dégager des pistes de réforme en mesure d’alléger le fardeau budgétaire. Or, là, il s’agit d’une hausse déguisée via une réformette». Et tout cela pour faire plaisir au FMI et conserver la ligne de précaution financière de 6,1 milliards de dollars.


Mohamed CHAOUI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc