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    Afrique du Nord: La recette «BAD» pour consolider la croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
    Maîtrise des finances publiques
    Diversification des partenaires commerciaux et financiers
    Fin des barrières règlementaires et non tarifaires

    Entre 2008 et 2010, les échanges intermaghrébins ont représenté environ 2,5% du commerce et 2% du PIB combiné de la sous-région.  Pour sa part, l’UE reste le principal partenaire commercial du Maghreb. Les exportations vers l’UE ont représenté une moyenne de 57% des expéditions totales en 2008-10 et les importations une moyenne de 53% des achats

    LES économies d’Afrique du Nord doivent renforcer leur résilience face aux crises qui pourraient menacer leur stabilité économique et sociale. C’est ce que recommande le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son dernier rapport sur l’Afrique du Nord. Un document qui fait suite à celui dédié à l’Afrique et présenté lors des dernières assemblées annuelles organisées en mai à Marrakech (cf. notre édition N° 4040 du 28/05/2013).
    S’inspirant des meilleures pratiques internationales, le rapport formule une série de recommandations visant à promouvoir la croissance résiliente:
    ■ Retenue monétaire et budgétaire: Les pays doivent maitriser davantage les équilibres financiers et réviser les politiques et programmes sociaux en ciblant les ménages démunis et vulnérables.
    Il est aussi conseillé de réformer les systèmes éducatifs et d’aider les institutions étatiques à restaurer la confiance et l’inclusion.
    ■ Diversifier les partenaires commerciaux: Pour réduire la vulnérabilité systémique (1), la BAD préconise de diversifier les partenaires commerciaux et financiers, d’investir dans l’agriculture et les sources d’énergie alternatives et de favoriser le développement des PME locales.
    ■ Processus de libéralisation du commerce et de privatisation: Pour développer les moteurs de la croissance, le rapport défend la poursuite du processus de libéralisation du commerce et de privatisation, tout en veillant à prendre les mesures à même d’atténuer les risques associés à l’intégration mondiale. Il est recommandé aussi d’abolir les barrières règlementaires qui entravent la croissance de l’innovation, du secteur privé et de l’emploi et surtout de promouvoir la diversification sectorielle afin de favoriser une croissance économique à grande échelle.
    ■ Optimiser l’accès aux denrées alimentaires: L’Afrique du Nord dépend fortement des importations alimentaires pour répondre à la demande intérieure.
    Pour améliorer la sécurité alimentaire, tant à l’échelle nationale qu’au niveau des ménages, le rapport préconise d’optimiser l’accès aux denrées alimentaires via une meilleure intégration aux marchés mondiaux et l’augmentation du crédit et des moyens financiers pour les petits agriculteurs.
    La productivité agricole peut augmenter via la hausse des allocations affectées au secteur et aux activités de recherche et développement. Les experts de la BAD préconisent aussi une réforme du système de protection sociale, en renonçant, notamment, aux subventions des denrées alimentaires et du carburant et les remplacer par des aides bien ciblées.
    ■ L’urgence d’une intégration régionale: Sur ce volet, si cher à Christine Lagarde, la patronne du FMI, le rapport expose des mesures qui vont d’une suppression des barrières non tarifaires, à l’amélioration du commerce et de la logistique transfrontaliers et la compétitivité du coût des infrastructures (notamment dans les transports et les TIC). Ceci passe par une contribution essentielle du secteur privé. Les échanges au sein de la sous-région du Maghreb sont faibles en termes absolus et relatifs, en dépit de la création de l’UMA il y a plus de deux décennies. Entre 2008 et 2010, les échanges intermaghrébins ont représenté environ 2,5% du commerce sous-régional et 2% du PIB combiné de la sous-région. Les faibles performances commerciales du Maghreb peuvent être en partie attribuées aux barrières tarifaires élevées, aux coûts des infrastructures, aux goulots d’étranglement logistiques et à des considérations politiques.

    Le Royaume a profité du «dividende de la paix»

    «DANS les pays où l’ordre a été rétabli assez rapidement, la production et le commerce ont retrouvé plus rapidement un niveau (quasi) normal, et les effets du Printemps arabe sur les fondamentaux macroéconomiques ont été relativement modérés», constate le rapport.
    Ceci explique pourquoi la croissance des PIB de l’Algérie et du Maroc a été de 2,5% et 4,3% respectivement. Taux qui se rapprochent des projections faites par la Banque mondiale avant le début des événements. Ces pays ont également réussi à tirer profit des hausses successives des cours des produits de base -le pétrole et le gaz dans le cas de l’Algérie, les phosphates dans celui du Maroc.
    Le Royaume a également profité du «dividende de la paix», les touristes revenant rapidement dans le pays et les investisseurs considérant de nouveau le Royaume comme un havre de paix.
    C’est ainsi qu’en 2011, les recettes tirées du tourisme ont été à peine inférieures à celles de 2010, malgré les manifestations et l’attentat terroriste à Marrakech. Le Maroc a également bénéficié d’une augmentation des flux d’IDE.

    Fatim-Zahra TOHRY
    (1) Elle s’intéresse à l’organisation du territoire, aux effets dominos et d’interdépendance

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