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Economie

... Et le poisson grille

Par L'Economiste | Edition N°:4075 Le 16/07/2013 | Partager
La spéculation multiplie les prix par cinq
La sardine accède au rang de produit de luxe

Des prix multipliés par 4, voire plus pour certaines espèces de poisson comme le merlan, les crevettes et les soles

Un demi-million de tonnes de poissons débarquées sur le premier semestre. Et la croissance à deux chiffres par rapport à l’année précédente s’annonce encore  soutenue selon les données de l’Office national de pêche. Sauf que la spirale de la hausse des prix ne fait que s’amplifier. Surtout depuis la dernière semaine qui a marqué le début du mois de Ramadan. Dimanche dernier, sur les étalages du marché Maârif, à Casablanca, le prix du merlan avoisinait les 150 dirhams le kilo, celui de la sole 140 et la dorade royale est vendue à 200 DH/kg. Le même niveau est atteint par les crevettes roses, la chevrette et le loup bar. Autant dire que le poisson est devenu un véritable produit de luxe. Même la sardine s’est hissée à des niveaux jamais atteints par le passé: 25 à 30 DH/kg sur des marchés des quartiers populaires de Casablanca. C’est pratiquement le double du prix du poulet de chair. Que se passe-t-il? Pourquoi le poisson est-il si cher bien qu’il soit abondant. Nul parmi les détaillants n’avance une explication de cette flambée. A part, bien évidemment, le développement de la consommation durant le mois de Ramadan et l’explosion de la demande qui en résulte. «Mais cela n’explique en rien les énormes écarts entre les prix de gros dégagés par les enchères dans les ports et ceux pratiqués au niveau des ventes au détail», confie un revendeur.
Qu’on en juge par les chiffres. Dimanche dernier, les enchères aux halles du port de Casablanca ont terminé sur des prix de moins de moitié, voire plus pour la totalité des variétés commercialisées au détail. A titre d’exemple, le colin (merlan) a été négocié au prix moyen de 22 DH/kg, les crevettes roses à 56, la sole à 27 et le saint pierre argenté à 11 DH/kg. Ces niveaux des prix qui nous ont été communiqués par l’Office national de pêche, renferment bien évidemment des écarts selon la qualité et le calibrage du poisson. L’Office établit en effet des prix minima, maxima et moyen. Pour les mêmes espèces de poisson, les prix maxima se situent aux alentours de 25% de celui affiché au stade détail, sauf pour les crevettes et la sole du Sénégal pour lesquelles il représente la moitié.
Comment expliquer la situation ? «Le monopole de fait exercé par les mareyeurs», dénonce un détaillant au marché Maârif. Disposant de moyens financiers importants, certains parmi «ces négociants» mettent la barre très haute pour rafler toute la marchandise qu’ils stockent et distribuent à leur guise. L’essentiel est de s’assurer des marges plus que confortable au grand dam du consommateur et des caisses de l’Etat. La taxation étant en effet basée sur la valeur de la marchandise vendue en gros aux halles des ports. Ce qui rend incompréhensible l’indifférence du contrôle d’un secteur à la traçabilité en principe assurée.


A. G.

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