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Economie

Le Maroc veut revigorer le secteur des mines

Par L'Economiste | Edition N°:4074 Le 15/07/2013 | Partager
Une nouvelle stratégie à l’horizon 2025, en partenariat avec les professionnels
Le projet de Code minier bientôt au SGG
Des incitations pour stimuler la recherche

Le secteur minier est certes confronté à des faiblesses structurelles mais possède, néanmoins, de réelles opportunités de développement. Surtout avec l’existence de plusieurs zones prometteuses peu ou mal explorées

Tripler le chiffre d’affaires du secteur (hors phosphates et dérivés) à 15 milliards de DH, multiplier par 10 le volume d’investissement dans l’exploration et doubler les emplois générés. Tels sont les principaux objectifs de la nouvelle stratégie nationale du développement du secteur minier à l’horizon 2025. L’idée est de «participer à la professionnalisation et la restructuration de ce secteur», a souligné Fouad Douiri, ministre de l’Energie et des mines, lors de la présentation de cette stratégie, vendredi dernier à Rabat. D’ailleurs, celle-ci a été préparée en collaboration avec les professionnels, comme l’a noté Lou Lmarbouh, président de la Fédération de l’industrie minérale. Celui-ci n’a pas caché qu’il «fallait passer par des discussions parfois ardues pour aboutir au résultat actuel». Mais, pour lui, «il était nécessaire de doter le secteur d’une feuille de route qui garantit la visibilité aux professionnels». Globalement, cette industrie souffre d’une série de faiblesses pointées par le plan d’action mis en place par le département de Fouad Douiri. En tête, l’obsolescence du Code minier, qui date de 1951. De plus, la promotion minière est insuffisante et mal coordonnée, en plus de la faiblesse des investissements dans la recherche. Le ministre de l’Energie et le président de la Fédération se sont mis d’accord sur la difficulté d’accès à ce secteur, qui nécessite de gros capitaux. Aujourd’hui, le secteur minier est certes confronté à des faiblesses structurelles, mais possède, néanmoins, de réels atouts de développement. Surtout «avec l’existence de plusieurs zones prometteuses peu ou mal explorées», a noté le ministre. Aussi, le potentiel affirmé dans les métaux, terres rares et en uranium ouvre-t-il la voie au développement à l’international, est-il indiqué. Cependant, cette orientation doit prendre en considération le manque croissant de compétences et de ressources humaines, en plus de la perte de la connaissance géologique du fait de l’absence d’une structure centralisant les informations.
Aujourd’hui, l’Etat et les professionnels veulent consolider les bases du développement du secteur, afin de s’inscrire dans une tendance de valorisation des richesses minières qui devra se traduire positivement sur le chiffre d’affaires et l’employabilité. Cela passe par la mise en œuvre d’une série de chantiers structurants. En tête, le lancement d’un programme de mise à niveau du patrimoine et le renforcement du contrôle de l’Etat. Il s’agit également de faire aboutir le projet de Code minier. Car, la mise à niveau du cadre réglementaire est décisive pour la redynamisation du secteur, comme l’a souligné Douiri. C’est pour cela que la transmission au SGG du projet de loi sur les mines constitue une action prioritaire, selon le ministre. La nouvelle stratégie entend également inciter à l’investissement et au développement de la recherche minière. Pour certaines mines, les recherches préliminaires avant le début de l’exploration peuvent nécessiter des budgets de l’ordre de 25 millions de dollars. Sur ce point, le président de la Fédération de l’industrie minérale a été on ne peut plus clair, en précisant que les professionnels réclament des incitations fiscales, notamment en matière de TVA. Une doléance qui semble avoir été prise en considération, dans la mesure où la stratégie nationale prévoit la mise en place de mesures fiscales favorisant la recherche minière. A cela s’ajoutent l’accélération de la délivrance des autorisations d’occupation temporaire des sols et le développement de l’infrastructure géologique nationale. Le plan élaboré par le département de Fouad Douiri entend également structurer et professionnaliser la promotion du secteur en vue de renforcer la présence marocaine à l’international. Cela devra passer par le lancement d’une campagne institutionnelle de promotion du secteur et le développement de la participation aux événements internationaux.

Chiffre d’affaires

Concrètement, la nouvelle stratégie nationale entend hausser le chiffre d’affaires du secteur de 5,4 milliards de DH à 15,5 milliards à l’horizon 2025. Les investissements dans la recherche, eux, devront passer de 350 millions de DH actuellement à 4 milliards à la même échéance. Ce qui permettra la création de 30.000 emplois d’ici à 2025. L’implémentation des différents axes de la stratégie sera supervisée par un Project management office, qui est déjà opérationnel au niveau du ministère de l’Energie et des mines.

M. A. M.

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