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Culture

«Tout part d’un voyage en Algérie»

Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager

Mohamed Hamidi présente avec “Né quelque part” son premier long métrage. Plus habitué au stand up, sa carrière prend un tournant avec la diffusion de son premier film dans les salles françaises et marocaines

- L’Economiste: Comment vous est venue l’idée de ce scénario?
- Mohamed Hamidi: Il se trouve qu’un jour, j’ai eu envie de raconter cette histoire. Je ne saurais pas vous dire pourquoi. En tout cas, tout a commencé en 2005, quand je suis retourné en Algérie pour la 1re fois. J’ai alors écrit cette histoire en 2-3 mois et voilà ! Mes 100 pages  se sont retrouvées dans les mains de Jamel Debbouze. C’est d’ailleurs lui qui m’a proposé d’en faire un film et de travailler avec lui sur son spectacle. C’est pour cela que j’aime dire aux jeunes: faites ce que vous voulez, mais faites-le! D’une petite initiative personnelle, mon entrée réelle dans le monde du spectacle s’est réalisée.
Après avoir fait la mise en scène de Jamel Debbouze, de Malik Bentalha, d’Abdelkader Secteur (qui sont tous dans le film) et du Marrakech du Rire, je me suis dit qu’il fallait que je revienne à ce film qui est le fond de mon action.

- Votre film porte sur la quête de soi et le retour aux origines. Est-ce fondamental pour la construction de sa personnalité?
- On ne le sait pas forcément tout de suite, mais beaucoup de choses se révèlent avec l’âge. Je pense qu’aujourd’hui, un individu normalement constitué doit intégrer son histoire et ses racines. C’est un accomplissement d’être ce que l’on est, en connaissant et en reconnaissant toute cette histoire qui fait notre particularité. Pour ma part, cela m’est venu à la trentaine. J’ai eu besoin de faire un travail de reconnaissance des origines de mes parents, de leurs projets et leur histoire. Et je vous avoue que je me sens beaucoup mieux aujourd’hui.
La société française a évolué, elle a admis que les gens devaient être à l’aise avec leur culture. Je pense qu’au niveau identitaire, les gens sont mieux dans leurs baskets.

- En visionnant votre film, on ressent un brin de dénonciation…
- C’est vrai que je suis un peu dénonciateur… mais comme on dénonce dans la vie quotidienne, sans pour autant être militant. Il est vrai que certaines choses me gênent. Que ce soit la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc, la manière dont on traite les clandestins dans les centres de détention, la rigidité de l’administration algérienne, nos parents qui ont du mal à accepter la mixité… Ce sont des choses dont je parle dans mon film. Je mets en avant une société telle que je la rêve: avec plus d’acceptation, de fluidité, de reconnaissance et d’humanité.


Propos recueillis par S. E.

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