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Culture

L’Andalousie au Festival amazigh

Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
La 9e édition, du 5 au 7 juillet à Fès, rend hommage à Abdeslam Ahizoune
Congrès mondial, expositions, chants… au programme

Le 9e Festival de la culture amazighe accueille cette année des artistes de renom comme Najat Atabou. Celle-ci s’est produite à guichets fermés lors de sa participation au Festival des musiques sacrées de Fès en 2011

ET de neuf pour le Festival de la culture amazighe qui démarre vendredi prochain à Fès. La nouvelle édition est prévue du 5 au 7 juillet avec la participation de bon nombre d’experts nationaux et internationaux et de leaders de la société civile. Organisé par la Fondation Esprit de Fès, l’association Fès-Saiss, le Centre Sud-Nord, en partenariat avec l’Institut royal de la culture amazighe et la Fondation BMCE, le Conseil de la ville et la willaya, entre autres, ce neuvième festival sera tenu sur le thème «Amazighité et Andalousie».
Pour Moha Ennaji, directeur de l’événement, «ce festival, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de la culture amazighe, sera l’occasion pour révéler l’impact positif de la diversité culturelle en général sur le développement durable et la préservation du patrimoine». Il célèbrera également le 2e anniversaire de l’inscription de la langue amazighe dans la Constitution adoptée le 1er juillet 2011. Pour en parler,  un congrès international sera tenu sur le thème «Amazighité et Andalousie: droit d’appartenance et hospitalité». «Ce congrès sera animé par des experts et chercheurs nationaux et internationaux», explique Ennaji. Et de poursuivre : «Ce sera une occasion de mettre l’accent sur la signification historique et sociale de la culture amazighe et son rôle dans la compréhension de l’histoire et le renforcement des échanges culturels et de la coexistence. Il s’agit d’adopter une approche homogène permettant le renforcement du dialogue interculturel et de la paix sociale et la culture démocratique. Doté d’un budget de 1,1 million de DH, ce festival comprend deux axes principaux. Le premier est dédié au congrès international dont les tables rondes traiteront «le multiculturalisme au Maghreb à la lumière de son héritage amazigh et andalou»,  «les identités multiples dans la région», «la culture du Maghreb entre la dimension islamique et les valeurs occidentales», «la littérature de la diaspora», «les études culturelles et andalouses», et « l’hospitalité et le droit d’appartenance». Les participants discuteront de questions liées aux échanges à travers l’histoire, la migration et la culture et leur contribution au développement et au dialogue euro-maghrébin. Le but des organisateurs est de mettre en évidence l’impact positif de la contribution amazighe dans le dialogue interculturel général et au développement d’une paix durable, de la démocratie et de la préservation du patrimoine. Le second axe invite à la chanson, la poésie et aux arts amazighs. Pour le volet musical, une vingtaine de concerts sont prévus à Bab Makina et au Jardin Lalla Amina.
A noter que le festival accueille cette année des artistes de renom comme Najat Atabou, Abdelaziz Stati, Najmat Rif, le groupe catalan Flamingo Tablao de Herres, Majid Mourad, Raiss Fatima Tihihit, le chanteur italien Cataldo Perri, groupes Ahidous Mgouna, Ahidous Tahla, groupe Bhal Bhal,  Kawaser, et bien d’autres.
Devenu désormais une tradition annuelle à Fès et sa région, le festival ambitionne de  mettre la culture amazighe dans toutes ses composantes au service du développement humain durable. A souligner que l’ouverture aura lieu le vendredi 5 juillet au palais des congrès avec l’hommage qui sera rendu à l’éminent leader des Telecoms, Abdeslam Ahizoune. Un autre hommage sera rendu au grand poète amazigh Mohamed Mestaoui. 
En plus du chant, le festival proposera des activités poétiques et théâtrales au complexe El Hourria représentant les différentes régions du Maroc et des contributions d’artistes étrangers qui feront revivre l’héritage amazigh dans la culture andalouse.

Observateur permanent

En 9 ans d’existence, le Festival de Fès de la culture amazighe a invité d’éminents conférenciers venus du Maroc, mais aussi de tout le Maghreb, d’Europe, du Canada, des Etats-Unis... «Ils sont tellement nombreux qu’il me serait difficile d’en citer un seul de peur de léser les autres», dit Jean-Marie Simon, conteur, ou plutôt «Allumeur d’Histoires» et observateur du festival depuis sa création. Parmi eux, celui qui a fait la plus forte impression par sa gentillesse, son ouverture aux autres, sa grande simplicité, c’est le regretté Mohammed Rouicha. A côté de chanteurs célèbres, le festival a voulu donner leur place à de jeunes talents, comme Saghruband, mais aussi les groupes Imazzalen, Ras Derb, Tiyfur, Ribab Fusion…
Sans oublier des groupes traditionnels, toujours à l’honneur, comme Ahidous Tahala, Ahidous Mgouna, ou encore le groupe Ahwash… «Cette année, c’est donc vers l’Andalousie que le festival a poussé ses rameaux toujours verts à travers le thème «Amazighité et Andalousie»», conclut Simon.

Youness SAAD ALAMI

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